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Euro 2016 - France-Albanie : Ce qui s'est dit à la mi-temps a tout changé

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Après une première période catastrophique face à l’Albanie ce mercredi à Marseille, les Bleus ont retrouvé le terrain après la pause avec d’autres intentions pour finalement arracher un succès (2-0). Que s’est-il dit dans le vestiaire tricolore pour changer à ce point la dynamique ? Les joueurs racontent.

Cette fois, le vent de fraîcheur apporté par Didier Deschamps n’y avait rien changé. Face à la Roumanie (2-1), la France avait peiné à trouver de la vitesse. En plaçant Anthony Martial et Kingsley Coman aux ailes contre l’Albanie ce mercredi, le sélectionneur espérait tourmenter de solides albanais dans d’autres proportions. Résultat, après 45 minutes, les Bleus n’avaient pas cadré un tir, tout comme leurs adversaires d’ailleurs. En regagnant, les vestiaires, l’ambiance était morose. « C’était dur, raconte Adil Rami. On savait l’enjeu qu’il y avait. On savait le résultat de la Suisse et de la Roumanie (1-1). »

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Deschamps, lui, a un plan. Remplacer un Anthony Martial en souffrance par Paul Pogba, voué à soutenir Dimitri Payet trop seul à la création. Et libérer aussi la parole. « Il y a eu des choses qui ont été dites à la pause, poursuit Rami. De tout le monde. Des joueurs, du coach. On est des grands garçons. On savait qu’on pouvait faire plus et que l’on devait faire plus. On a fait preuve de maturité et de caractère. »

Coman : « Il fallait être mort à la fin du match »

Interrogé sur ces fameux « mots », Dimitri Payet, auteur de son deuxième but de la compétition, se montre plus précis. « Il fallait aller les chercher. Ils arrivaient à ressortir trop facilement, décrit le joueur de West Ham. On a vu en seconde période quand on a mis le pied sur l’accélérateur et qu’on ne les laissait pas sortir, on s’est créé énormément d’occasions. On a récupéré le ballon plus haut. Ils ont fini par craquer. On a tout donné. »

Le témoignage le plus net viendra cependant de l’un des benjamins du groupe, Kingsley Coman, peut-être le plus près des mots sortis de la bouche d’un Deschamps ou d’un Patrice Evra. « On s’est bougé à la pause en disant qu’il fallait mettre plus de vitesse, de l’agressivité, confie l’ailier du Bayern Munich. C’était un match de qualification. Ce n’était pas un match amical. Il fallait vraiment tout donner. Il fallait être mort à la fin du match pour être qualifié. On a quatre jours pour récupérer maintenant. » Quatre jours pour se préparer à affronter la Suisse dimanche à Lille (21h). En espérant cette fois que les Bleus commenceront leur match avant la 45e minute.

la rédaction