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Finale de l'Euro : l'Espagne écrase l'Italie 4-0

L’Espagne s’est imposée en finale de l’Euro face à l’Italie (4-0), ce dimanche à Kiev. Vainqueur de l'Euro 2008, du Mondial 2010 et de l'Euro 2012, elle signe un triplé inédit dans l'histoire du football.

Un moment d’histoire. Voilà ce à quoi étaient venus assister la majeure partie des 64 000 spectateurs du stade olympique de Kiev et ce qu’ont vécu les millions de téléspectateurs éparpillés aux quatre coins du Vieux Continent et même du monde. L’Espagne ne les a pas déçus. Et a plus que jamais marqué l’histoire du football, grâce à sa victoire en finale ce dimanche face à l’Italie (4-0). Deuxième équipe européenne à disputer une troisième finale internationale consécutive, après la RFA (de l’Euro 1972 à l’Euro 1976), la Roja est désormais la seule à avoir remporté ces trois grands rendez-vous. Un exploit sans précédent, après les sacres à l’Euro 2008 et au Mondial 2010. Critiqués pour leur jeu basé sur une possession du ballon poussée à l’extrême, les Espagnols ont répondu de la meilleure des manières ce dimanche, en mettant un point d’honneur à réciter au mieux leur partition.

Peut-être tendus par l’enjeu, les Italiens sont emportés d’entrée par la vague rouge et jaune. Après une première alerte sur une tête de Sergio Ramos (7e), les coéquipiers d’Andrea Pirlo ne tardent pas à craquer. Sur un centre en bout de course de Cesc Fabregas, David Silva place une tête puissante qui laisse Gianluigi Buffon sans réaction (1-0, 14e). Une entame parfaite qui, paradoxalement, réveille l’Italie. Sans un grand Casillas pour repousser les tentatives de Mario Balotelli (27e) et d’Antonio Cassano (29, 33e, 44e), les hommes de Cesare Prandelli auraient même comblé leur retard. Mais ce sont finalement les tenants du titre qui prennent le large avant la pause.

A égalité avec l’Allemagne au palmarès de l’Euro

Sur un ballon millimétré de Xavi, Jordi Alba, auteur d’une course effrénée vers le but italien, ne tremble pas pour ajuster Buffon de près (2-0, 41e). Quatre ans auparavant, lors de la finale face à l’Allemagne (1-0), c’est déjà le milieu de terrain du Barça qui avait été l’auteur de la passe décisive pour Fernando Torres. Déjà impuissante, la Squadra Azzurra se voit ensuite réduite à 10 à la suite de la blessure de Thiago Motta, tout juste entré en jeu pour le troisième changement de Cesare Prandelli. Les buts de Fernando Torres (3-0, 84e) et de Juan Mata (4-0, 88e) ne viendront qu’asseoir une éclatante supériorité.

Avec ce triplé historique, l’Espagne entre donc définitivement dans la cour des très grandes nations du football. Victorieuse de son troisième Euro, après 1964 et donc 2008, la Roja égale donc l’Allemagne au palmarès des championnats d’Europe des nations et dépasse la France (deux succès). Une nouvelle fois excellent face à l’Italie, Iker Casillas, le capitaine espagnol, peut soulever le trophée Henri-Delaunay l’esprit tranquille. Lui et ses coéquipiers ont encore montré, s’il en était vraiment besoin, qu’ils sont bien la meilleure équipe d’Europe et du monde.