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Riolo : "L’OL fonce, l’OM s’accroche"

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Retour sur la J21 de Ligue 1

Les sifflets du Vélodrome à la fin de la première période étaient assez révélateurs. L’OM n’avait pas fait grand-chose de bien. Ça fait déjà quelques matches qu’on voit un OM bien moins fringant qu’en 2014. Avec deux joueurs au milieu, un 4231 qui semblent mieux correspondre aux joueurs, on s’attendait pourtant à une meilleure prestation. Où est le pressing ? La vitesse, l’intensité qui étouffait l’adversaire ? On ne va quand même pas nous ressortir l’argument de la fatigue, des efforts ? L’OM joue un match par semaine et même si en L1, les corps semblent être faits pour ne pas se fatiguer, ça ne peut pas être recevable.

En 4411, l’EAG a bien contenu les attaques souvent désordonnées des Marseillais. Sur le banc Bielsa demande de l’engagement, de l’intensité, mais ça reste mou. Le match est terne.

La seconde période démarre sur un rythme similaire. Guingamp apparaît de plus en plus capable de faire mal à l’OM en contre.

Dans le jeu, Payet, sans être étincelant, est mieux que lors de ses dernières sorties. Derrière lui, Imbula, pêche toujours en gardant trop le ballon. Je maintiens que le souci de l’OM n’est pas derrière, mais bien devant. Thauvin est notamment toujours aussi régulier dans la médiocrité.

La solution ne vient pas du banc puisque les changements de Bielsa n’apportent rien. En face, Guingamp est dense, notamment au milieu. D’abord solide et si jamais ça s’ouvre… C’est la tactique. Le fameux « bon coup à jouer » est attendu. 

Mais c’est l’OM qui va trouver la faille. Payet est dans le coup, c’est le seul à avoir été bon offensivement. Il orchestre l’action du but. Sur le centre de Dja Djédjé, 6 marseillais sont dans la surface. L’OM n’a pas livré un bon match, mais au moins les intentions demeurent.

Gignac met ensuite le 2e but. La victoire fut pénible, le match très moyen, mais l’OM s’est enfin relancé dans cette seconde partie de saison…

Le PSG a donc battu Evian. Et après ? Derrière ce résultat, a-t-on vu des signes d’un retour au premier plan de l’équipe de Blanc ? Pas vraiment. C’est toujours aussi poussif, aussi peu rythmé, toujours très loin de l’attente que doit logiquement susciter ce club. Le jeu au milieu est lent. Devant, Ibra continue de marcher. Ça peut lui suffire, on l’a vu sur le 4e but. Si on additionne milieu et attaque, on a 6 joueurs d’axe. C’est donc trop souvent stéréotypé. Les différences sont, en conséquence, individuelles car le collectif ne fonctionne pas. 4/2 devant Evian, certains vont peut-être s’en contenter. La dictature du résultat s’impose. Ça permet d’espérer que d’ici la fin de saison, le PSG retrouve un niveau décent, au moins en phase avec son ambition globale. Une ambition qui ne peut pas être juste de se réjouir d’un succès face à Evian…

En attendant que le PSG revienne, c’est toujours l’OL qui domine le championnat. La pelouse pourrie d’Amiens aurait pu être un piège, mais visiblement non. Alors certes, l’OL n’a pas livré une prestation vraiment brillante, certes l’OL a concédé plusieurs occasions et la marge entre lui et les autres n’est pas énorme, mais pour l’instant, tout se passe bien. La confiance est totale, toujours symbolisé par la forme de Lacazette. Derrière, il est peut-être temps de citer le collectif, ce 442, losange, et des joueurs comme Gonalons ou Lopes. A leur poste, c’est pas loin d’être le top de la L1. 

Sinon, il y avait aussi un affligeant Rennes/Sainté. Un match d’équipes pro, entre des équipes bien classées en L1 qui offrent une prestation absolument indigeste. A la fin, Galtier était content du point. Le coach rennais, Montanier, déclarait avoir vu son équipe solide et sérieuse et se satisfaisait aussi de ce point. Une sorte de condensé de l’esprit L1.

Daniel Riolo Journaliste