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JO 2016 : France Télévisions "mis en garde" par le CSA

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Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a mis en garde le groupe France Télévisions, pointant du doigt une série de dérapages durant la couverture télévisuelle des Jeux olympiques de Rio.

Les téléspectateurs et les associations les avaient relevés. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel est monté au front et les a épinglés. Le CSA a mis en garde France Télévisions pour sa couverture télévisuelle des Jeux Olympiques de Rio et notamment plusieurs manquements commis dans le cadre de la retransmission de l’événement, du 5 au 21 août.

Que reproche au juste le CSA à France Télévisions ? Des erreurs et des fautes à répétition commises par les commentateurs lors des cérémonies et des épreuves olympiques. Comme les propos de Daniel Bilalian, qui avait jugé l’esclavage au Brésil, comme étant une pratique « bonne pour le développement du pays ».

Ou ceux du vice-champion olympique 2008 Thomas Bouhail, qui officiait comme consultant lors de ces JO. Ce dernier avait comparé l’équipe japonaise de gymnastique à « un petit manga, avec plein de petits personnages qui sont heureux (…) il y a des Pikachu de partout. » Le CSA s’est donc fendu d’un communiqué et a rappelé à l’ordre France Télévisions.

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« Rappeler au groupe France Télévisions ses obligations de rigueur et d’exemplarité »

« Après examen, (le Conseil) a estimé qu'un certain nombre de commentaires relatifs à l'histoire du Brésil relevaient d'approximations ou d'erreurs historiques regrettables tandis que d'autres, notamment ceux relatifs à l'esclavage, pouvaient être considérés comme présentant une vision déformée d'une période historique très douloureuse, indique le texte. Le Conseil déplore également le caractère dévalorisant, voire discriminant, des commentaires relatifs aux athlètes japonais tenus lors d'une épreuve de gymnastique. Enfin, il a relevé des propos de la part de certains journalistes susceptibles de porter atteinte à l'image des femmes. Ce fut le cas notamment de commentaires relatifs à une lutteuse japonaise. C'est pourquoi le Conseil a tenu à rappeler au Groupe France Télévisions ses obligations de rigueur dans le traitement de l'information et d'exemplarité en matière de lutte contre les discriminations et de respect de droits des femmes. »

dossier :

Rio 2016