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Mondiaux handisport : Lyon, premier arrêt avant Rio

Marie-Amélie Le Fur

Marie-Amélie Le Fur - -

Un an après le succès des Jeux Paralympiques de Londres, Lyon accueille durant 9 jours (du 19 au 28 juillet) les Championnats du monde d’athlétisme IPC. La délégation française vise 8 titres et le Top 10 au classement des nations.

Pour certains, le souvenir est encore vivace. Omniprésent, même, tant la fête fut à la hauteur de l’attente. Un an après le succès des Jeux Paralympiques de Londres, le temps est pourtant venu de tourner la page et de se projeter déjà sur Rio 2016. En accueillant les Championnats du monde d'athlétisme IPC, Lyon se dresse comme la première étape incontournable d’une longue et tortueuse montée en puissance qui conduira l’élite de l’athlé handisport au Brésil. Tout le gratin mondial sera donc bien au rendez-vous, 1236 athlètes et 700 officiels venus de 90 pays étant attendus sur la piste du Stade du Rhône, situé au cœur du Parc de Parilly (Bron-Vénissieux) pour 9 jours d’épreuves.

Pour rappel, ces épreuves seront ouvertes aux sportifs « handisport » et « sport adapté », qu’ils soient paraplégiques, déficients visuels amputés, infirmes moteurs cérébraux ou encore déficients intellectuels. Des épreuves de démonstration réservées aux athlètes sourds ou malentendants seront également programmées. Au total, 217 médailles d’or seront distribuées.

Le Fur propulsée capitaine

Après des Mondiaux 2011 aboutis (16 médailles dont 8 en or) et des Jeux dans les mêmes eaux (13 médailles dont 4 en or), la délégation française -composée de 33 athlètes et 4 guides- a pour ambition de terminer dans le Top 10 au classement général des nations et de récolter 8 titres mondiaux. Ses meilleurs atouts ? Sans aucun doute Marie-Amélie le Fur, propulsée d’ailleurs pour l’occasion capitaine de cette équipe de France, elle qui reste sur 2 titres mondiaux (100 m et 200 m, catégorie T44) et 1 titre paralympique (100 m, T37). « J’ai préparé ces Mondiaux de la même façon que les Jeux, souligne la native de Vendôme, amputée d’un membre inférieur. J’ai l’impression d’avoir grandi aux Jeux de Londres, et j’aborde cette nouvelle paralympiade avec de nouveaux objectifs, notamment tournés vers l’intégration et l’accompagnement des jeunes, sans pour autant faire une croix sur mes envies de médailles personnelles. »

Autres Bleus à suivre de très près : Arnaud Assoumani (longueur, F46), Thierry Cibone (poids et javelot, F34), Sébastien Mobré (100 m, T34) ou encore Mandy François-Elie (100 m et 200 m, T37). « Même si je suis un peu fatiguée parce que ces championnats arrivent juste après une saison paralympique, confie cette dernière, je vais tout faire pour remporter la médaille d’or. » Allons z’enfants !