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Coupe du monde: avant de finir sa carrière sur France-Croatie, Jean-Michel Larqué raconte les finales 1998 et 2006

Jean-Michel Larqué, qui prend sa retraite à l'issue de cette Coupe du monde, avoue être "un peu tendu" avant de commenter la finale France-Croatie ce dimanche (17h). La troisième pour les Bleus et lui, après 1998 et 2006.

Pouvait-il rêver plus belle affiche pour tirer sa révérence? Ce dimanche, Jean-Michel Larqué commentera son dernier match au micro de RMC lors de la finale de la Coupe du monde entre la France et la Croatie (17h). Un rendez-vous exceptionnel, qui émeut le membre de la Dream Team RMC Sport, pourtant habitué à couvrir les épopées des Bleus.

"Un peu tendu? Oui, surtout quand c’est ma dernière, a avoué Jean-Michel Larqué sur BFM ce dimanche. Elle est spéciale. Autant 98, on ne l’avait pas vu venir parce qu’on était à droite, à gauche pour commenter les matchs pendant la compétition. Là, depuis le début, tous les Français suivent le parcours de l’équipe de France avec des moments d’inquiétude, d’euphorie, de certitude…"

"C’est allé crescendo"

"On a passé plusieurs étapes, gravi plusieurs marches. Celles de l’Argentine, de l’Uruguay et de la Belgique, qui semblait la plus compliquée. On se retrouve en finale. C’est allé crescendo. Evidemment, vos ressources physiologiques s’amenuisent à mesure que la compétition avance. Et l’anxiété vous gagne un peu. Je ne suis pas anxieux, mais extrêmement respectueux de l’adversaire. J’ai l’impression que le public est très, très confiant. Mais les observateurs ont un peu le frein à main."

Jean-Michel Larqué a commenté les deux précédentes finales des Bleus en Coupe du monde, en 1998 et 2006. " Personnellement, il y a 20 ans, j'ai vécu une finale extrêmement sereine, se remémore-t-il. Même si Thierry Roland était un peu plus tendu. Mais ce n'est qu'à la fin, en voyant la joie des supporters, qu'on s'est dit qu'on venait d'assister à un événement exceptionnel dans un Stade de France tout neuf."

"2006 laisse un goût d'inachevé"

"En 2006, la France était a priori supérieure à l'Italie, raconte Jean-Michel Larqué. Mais elle a beaucoup souffert en perdant Vieira puis Zidane. On ne sentait pas bien cette affaire-là, peut-être à cause de l'ambiance du stade olympique de Berlin, qui n'est pas un vrai stade de foot. Elle laisse un petit goût d'inachevé." Que les Bleus se doivent d'effacer ce dimanche face à la Croatie.

Rédaction