RMC Sport

Van der Vaart n’aura pas d’états d’âme

-

- - -

De père yéniche néerlandais et de mère espagnole, le meneur de jeu des Pays-Bas ne fera pas de sentiments face à la Roja.

Mon premier a vécu des années dans une caravane, mon deuxième a une mère espagnole originaire de Chiclana de la Frontera, une petite localité d’Andalousie, mon troisième porte le maillot du Real Madrid et mon tout défend les couleurs des… Pays-Bas. Ce dimanche soir (20h30), au Soccer City stadium de Johannesburg, à l’occasion de la finale de la Coupe du monde entre les Pays-Bas et l’Espagne, Rafael van der Vaart aura le cœur entre deux rives. Mais il n’aura pas d’états d'âme pour autant. « Je suis fier de mes origines espagnoles, précise-t-il, mais mon premier pays, ce sont les Pays-Bas et je suis toujours très fier d'en honorer la sélection. »

C’est à Heemskerk dans la banlieue d’Amsterdam qu’il grandit. « Nous vivions dans un camping, se souvient le joueur. C’était génial, on pouvait jouer au foot jusqu’à ce que la nuit tombe. » Le gamin est un surdoué et intègre à 10 ans les équipes de jeune de l’Ajax. Sept ans plus tard, ce gaucher à la fine technique et à la vivacité exceptionnelle joue en Pro. Sa réputation franchit les limites de son camping. Et il n’est pas rare que de jeunes admirateurs viennent frapper à la porte de sa roulotte pour lui demander un autographe. Les blessures et un transfert à Hambourg freinent sa progression. Depuis 2008, il évolue au Real Madrid aux côtés de Sergio Ramos et Iker Casillas. Deux partenaires qui deviendront ses adversaires ce dimanche soir.

Sera-t-il titulaire lors du match de sa vie ?

A 27 ans, Rafael van der Vaart est le trait d’union d’une finale mondiale inédite. En sera-t-il pour autant un acteur incontournable ? Depuis le retour de Robben, VDV a perdu sa place de titulaire. Et Bert van Maarwijk répugne à aligner de concert son Big Four (Van Persie, Robben, Sneijder et Van der Vaart). En demi-finale face à l’Uruguay (3-2), le sélectionneur batave a pourtant tenté le coup en seconde période. Son audace a payé. Et face à l’Espagne, pour ce qui devrait être le match de van der Vaart, il devra de nouveau oser…