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Les trios magiques du foot moderne

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Messi. Neymar. Suarez. Trois noms pour une crainte. Si le PSG veut repartir du Camp Nou avec un résultat positif ce mercredi, les joueurs de Laurent Blanc devront trouver un moyen de ralentir l’impressionnante force offensive du Barça. L’occasion pour RMC Sport de remonter le temps jusqu’aux années 80 pour vous proposer un retour, loin d’être exhaustif, sur les trios magiques du foot moderne en France comme ailleurs. Des triplettes qui développé une relation technique à part et qui ont marqué l’histoire d’un club ou d’une sélection.

1. Messi-Neymar-Suarez (Barcelone)

Le plus récent. Après l’arrivée de Neymar pour épauler Lionel Messi à l’été 2013, Luis Suarez a rejoint les deux comparses un an plus tard mais a dû attendre fin octobre, suspension pour morsure oblige, pour évoluer avec eux en matches officiels. Toujours pas dans sa meilleure forme, l’Uruguayen n’affiche pas encore le niveau qui permettrait au trio de donner sa pleine mesure et d’empiler les trophées ensemble. Mais avec de tels talents, ce n’est certainement qu’une question de temps.

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2. Ronaldo-Bale-Benzema (Real Madrid)

La BBC. Arrivés en même temps au Real, à l’été 2009, Cristiano Ronaldo et Karim Benzema ont pu développer leur relation technique privilégiée quatre saisons durant avant de voir Gareth Bale débarquer à la fin du mercato estival 2013. Une réunion de talents offensifs qui a payé dès le premier exercice commun avec le triomphe en Ligue des champions, la dixième de l’histoire du club, et un total de… 90 buts (C1 et championnat) à eux deux ! Sans oublier la Coupe et la Supercoupe d’Espagne. Et cette saison, la Liga leur tend les bras.

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3. Henry-Bergkamp-Kanu (Arsenal)

Si on aurait pu citer d’autres joueurs, Kanu semble bien celui qui a le mieux complété les légendaires Thierry Henry et Dennis Bergkamp lors de la très belle période d’Arsenal au début des années 2000. Arrivé de l’Inter Milan en 1995, le Néerlandais est rejoint par le Nigérian (qui effectue le même chemin depuis l’Italie) lors de la saison 1998-1999. Puis par le Français à l’été 2000. Bilan ensemble ? Deux titres de champions (2002, 2004) et deux Coupes d’Angleterre (2002, 2003). Et la bagatelle de… 202 buts inscrits à eux trois en six saisons communes à Londres (Premier League + Europe).

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4. Ronaldinho-Eto’o-Henry (Barcelone)

Quand Henry débarque à Barcelone, à l’été 2007, Ronaldinho entame ce qui sera sa dernière saison dans le club catalan. Avec Samuel Eto’o, le Brésilien a formé un duo d’attaque démoniaque qui a mené le Barça à deux titres en Liga (2005, 2006) et une Ligue des champions (2006) glanée contre… les Gunners de « Titi ». L’arrivée du Français va apporter une touche de magie supplémentaire pour un trio offensif d’une qualité technique remarquable. De quoi régaler le Camp Nou tout au long de leur seule saison ensemble. S’ils ont inscrit 41 buts à eux trois lors de cet exercice (Liga + Europe), le bémol viendra de leur bilan collectif commun : aucun titre.

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5. Papin-Waddle-Pelé (Marseille)

A l’OM depuis 1986, JPP est rejoint par Abedi Pelé l’année suivante. Le Ghanéen entame alors quatre saisons de chassé-croisé entre la Canebière et Lille avant de revenir définitivement à Marseille en 1990. Waddle, lui, a rejoint le club phocéen en 1989. Départ du Français pour Milan oblige, le trio évoluera deux saisons ensemble avant de se séparer. Des exercices marqués par leur brillante relation offensive et conclus par deux titres de champions de France, une finale de C1 et… le souvenir à jamais dans la légende d’un quart européen contre le grand Milan AC. Le but de la qualif’ ? Un centre de Pelé, une déviation de la tête de Papin et une reprise imparable signée Waddle. Cela méritait bien un surnom sur un pin’s !

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6. Pedros-Loko-Ouédec (Nantes)

Formés à Nantes, les trois Canaris prennent la voie du professionnalisme de façon linéaire : Patrice Loko lors de la saison 88-89, Nicolas Ouédec lors de la suivante et Reynald Pedros lors de l’exercice encore après. Habitués à évoluer ensemble, façonnés au jeu « à la nantaise », les trois Français vont peaufiner leur relation technique au fur et à mesure des matches ensemble. Finalistes de la Coupe de France en 1993, ils réalisent leur chef d’œuvre collectif à l’occasion de la saison 1994-1995 : 32 matches sans défaite pour commencer et un titre qui ne prête pas au débat. Devant, le trio régale, avec N’Doram en parfait complément. Une relation gravée dans le souvenir du but légendaire à une touche de balle entre Loko (meilleur buteur du championnat cette saison-là) et Pedros contre le PSG.

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7. Rijkaard-Van Basten-Gullit (Milan AC-Pays-Bas)

Formé à l’Ajax, Frank Rijkaard voit Marco Van Basten, alors âgé de 16 ans, le rejoindre lors de l’exercice 1981-82. De son côté, Ruud Gullit n’effectue pas le même parcours au pays avec des passages par Haarlem, Rotterdam et Eindhoven. Les trois internationaux néerlandais vont finalement se retrouver au Milan AC, où Rijkaard arrive en 1988 – juste après l’Euro qu’ils viennent de remporter avec les Pays-Bas – alors que ses deux comparses sont déjà en Italie depuis 1987. Ensemble, ils vont enchanter San Siro six saisons durant jusqu’en 1993. Bilan ? Des buts en pagaille, des actions de grande classe et surtout du concret : deux C1 (89, 90), deux titres en Serie A (92, 93), deux Coupes Intercontinentales (89, 90) et… trois Ballons d’Or pour Van Basten (Gullit l’a également remporté mais en 1987, quand Rijkaard n’était pas encore à Milan).

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8. Zidane-Lizarazu-Dugarry (Bordeaux-équipe de France)

Christophe Dugarry et Bixente Lizarazu, formés au club, débutent aux Girondins lors de la saison 1988-89. Zinédine Zidane les rejoint pour l’exercice 1992-93. Les trois deviennent très proches. De vrais amis. Ensemble, le trio va tout connaître. A Bordeaux, d’abord, où leur relation technique régale les observateurs et propulse le club vers un parcours inoubliable en Coupe de l’UEFA en 1996 : les Girondins sont battus en finale par le Bayern Munich après l’exploit d’avoir éliminé le Milan AC en quart de finale au terme d’un 3-0 légendaire au retour. S’ils n’évoluent plus dans le même club à partir de 1996, les trois vont encore connaître leurs plus beaux moments ensemble avec les Bleus : une Coupe du monde (1998) et un Euro (2000) pour une place éternelle dans le foot français.

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9. Socrates-Zico-Falcao (Brésil)

Si Socrates et Zico ont joué ensemble une saison, à Flamengo (86-87), Falcao n’a jamais partagé lors quotidien en club. Mais ce trio reste mythique pour le jeu qu’il aura aidé à proposer en équipe nationale. Avec le Brésil, les trois enchantent les supporters du monde entier, subjugués par leur maîtrise technique et leur jeu offensif chatoyant. En 1982 comme en 1986, la sélection auriverde aborde la Coupe du monde avec le statut de favori derrière ses trois stars. Elle échouera les deux fois dans sa quête du titre, au second tour en 1982 (battue par l’Italie) puis en quart en 1986 (sortie par la France). Une des plus cruelles déceptions de l’histoire du ballon rond. Ils auraient tellement mérité leur étoile…

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10. Platini-Giresse-Tigana-Fernandez (équipe de France)

Exception culturelle française oblige, un quatuor tricolore, et non un trio, conclut notre liste. Arrivés un par un en équipe de France (dans l’ordre, Giresse, Platini, Tigana et Fernandez), les quatre joueurs vont peu à peu former le « carré magique » des Bleus. Tigana-Fernandez pour la récupération et la relance, Giresse-Platini pour les phases plus offensives : complémentaire au possible, le milieu de terrain tricolore permet aux Bleus de dominer l’adversité. Résultat ? Un Euro 1984 remporté à la maison et une demi-finale du Mondial 1986, quatre ans après celle de 1982 (Fernandez n’avait alors encore jamais été sélectionné). En équipe de France, c’est simple, on n’a jamais fait meilleur milieu de terrain.

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La Rédaction