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FIFA 16 : pourquoi le Barça n’est pas le favori du Clasico

Ronaldo-Jordi Alba, le match est lancé

Ronaldo-Jordi Alba, le match est lancé - DR

Actuel leader de Liga et emmené par son duo de feu Neymar-Suarez, le Barça se présente samedi sur la pelouse de Santiago Bernabeu (17h30) en grand favori de son Clasico face au Real Madrid. Notre journaliste Alix Dulac a simulé ce choc à FIFA 16… S’il a bel et bien été spectaculaire, il n’est pas forcément favorable aux joueurs de Luis Enrique. Surtout sans Lionel Messi.

Leader du championnat d’Espagne avec trois points d’avance sur le Real Madrid, invaincu toutes compétitions confondues depuis le 3 octobre et son déplacement perdu à Séville (2-1), le Barça est le grandissime favori du Clasico qui se tiendra ce samedi, à Santiago Bernabeu. Vraiment ? Les connaisseurs de FIFA le savent bien : ce Barça-là ne dispose ni de la caisse du Real Madrid – considéré comme la meilleure équipe du jeu - ni de sa profondeur de banc. Et si les Catalans jouissent bien actuellement de la meilleure attaque (91 de moyenne), celle-ci n’est plus du tout la même sans… Lionel Messi.

Un Clasico sans Lionel Messi... est-ce bien un Clasico ?
Un Clasico sans Lionel Messi... est-ce bien un Clasico ? © DR

Beaucoup trop incertain au moment de cette simulation, la Pulga ne sera pas sur le terrain. Ni sur le banc. Mais en tribunes, avec une console de jeu vidéo dans les mains, seule condition pour avoir la paix. Messi absent, j’aurais pu faire évoluer mon équipe en 4-4-2, avec Iniesta au sommet de mon losange et Suarez et Neymar côte-à-côte. Mais non, je décide jusqu’au bout d’imiter Luis Enrique et installe Munir à la droite de mon 4-3-3. Je règle le mode de difficulté de mon clasico sur Légende et… let’s go !

Un Clasico qui ne se joue pas en mode Légende... ce n'est plus un Clasico
Un Clasico qui ne se joue pas en mode Légende... ce n'est plus un Clasico © DR

Ronaldo donne le « la »

Le premier quart d’heure est compliqué et me laisse déjà voir ce que je craignais : ma charnière centrale Piqué-Mascherano va manquer de vitesse face aux attaquants merengue. La première mèche est signée Ronaldo et oblige Claudio Bravo à une belle détente verticale.

Navas avait encore mal à la cuisse

Blessé aux adducteurs, Keylor Navas faisait son grand retour dans le but du Real Madrid. Le portier costaricain aurait peut-être mieux fait de le reporter. Sur la première occasion du Barça – un vicieux corner à la rémoise – Daniel Alves fixe la défense et frappe dans l’angle fermé… que Navas ne bouche pas suffisamment. Stupeur à Bernabeu.

Varane se troue

26e minute de jeu à Bernabeu. Neymar, bien décalé sur la gauche, pénètre dans l’axe et se heurte à Raphaël Varane. Le Français pense avoir seulement taclé le ballon mais dans son élan, il emporte aussi la totalité du Brésilien. Le penalty est inéluctable et la sentence de Luis Suarez, irrévocable. 2-0 pour le Barça. Ça sent bon !

Quand Messi n’est pas là, c’est CR7 qui danse

Pas toujours à la fête lors des Clasicos, Cristiano Ronaldo choisit le bon moment pour me faire ravaler mon sourire. Javier Mascherano commet une faute stupide aux abords de la surface et CR7 ne se fait pas prier pour transformer l’offrande. 1-2. En tribunes, Lionel Messi me fait des signes. Il veut changer de jeu ? Sa console s’est éteinte ? Non, visiblement, c’est le petit bisou que vient de lui adresser Cristiano Ronaldo qui passe mal.

Le vilain pointu de Suarez

Buteur en première période, Luis Suarez a l’occasion de me libérer en seconde. Mais alors qu’il est parfaitement lancé dans la surface, l’Uruguayen choisit le… pointu face à Keylor Navas. Cette fois, ce dernier a les adducteurs solides. Vu le « pointard » totalement moisi de Suarez, il aurait même pu l’arrêter sur une jambe. Messi ? On me dit qu’il vient de lancer un objet ressemblant à une console de jeu en direction de son coéquipier.

Modric confirme la remuntada

C’est l’heure de jeu et on sent un certain fléchissement de la part de mes joueurs. En face, c’est tout le contraire. Le Real pousse, pousse, pousse. Et alors que je crois mon Barça en place, Luka Modric me rappelle avec fracas comment un Clasico peut vite, très vite basculer.

Neymar rate le break…

Les occasions pour mon Barça sont rares. Je souffre mais j’arrive quand même à sortir la tête de l’eau. Mes joueurs combinent parfaitement bien au milieu de terrain et sur un contre, Neymar se joue de Carvajal… avant de voir sa frappe enroulée bien détournée par Navas. Messi ? Il n’est déjà plus en tribunes.

Finalement, c’est la debandada !

Ce Clasico ne pouvait pas rester sur un score de parité. Mon milieu à trois prend l’eau et peine à endiguer les attaques adverses. Pour ne rien arranger, mes latéraux sont de plus en plus pris dans leur dos. Modric le voit et sert Marcelo sur un plateau. Le Brésilien s’applique et centre pour James Rodriguez au deuxième poteau. Mon Barça est KO debout.

Munir, c’est pas Messi

J’ai quand même une ultime occasion. La der’… celle de l'égalisation... mais Munir, pourtant bien servi sur la droite de la surface, ne parvient pas à tromper Navas. On va en rester là.

Dominer c’est bien. Gagner, c’est mieux

Les stats tombent : j’ai plus tiré que le Real et me suis procuré un paquet d’occasions. Mais ce Real-là n’a pas la meilleure attaque de Liga (26 buts inscrits) ni la meilleure défense pour rien (7 buts encaissés). Je n’ai quasiment pas vu le jour en seconde période et Navas a encore une fois confirmé qu’il était bien un dernier rempart d’exception pour les Madrilènes. Moralité ? Face à la meilleure équipe du jeu, sans Messi, le 4-3-3 si cher à Luis Enrique n’est pas un gage de succès. Si le Barça veut s’assurer d’un coup au Bernabeu, il lui faudra peut-être changer de schéma tactique samedi… ou prier pour que la Puce puisse être sur le terrain. Titulaire ou pas.

9 tirs, 9 cadrés et je perds quand même...
9 tirs, 9 cadrés et je perds quand même... © DR
Alix Dulac