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Bosetti : « J’ai des tatouages de Médecin et Spaggiari »

Alexy Bosetti

Alexy Bosetti - -

Ancien ultra, Alexy Bosetti a peu à peu gravi les échelons pour atteindre l’équipe première de Nice. A l’occasion de la réception de Bordeaux, ce dimanche à l’Allianz Riviera (14h), l’attaquant de 20 ans dévoile sa personnalité à part.

Alexy Bosetti, quel premier souvenir gardez-vous de l'OGC Nice, vous qui avez été membre du groupe ultra de la Populaire Sud ?

Mon premier souvenir ? Nice – Sochaux. Je m’en rappelle, j’avais des béquilles car je venais de me casser le pied. J’étais sur le côté et il y a eu un penalty pour Sochaux pour une fausse main. Puis Grégorini arrête le pénalty… C’était magnifique ! Et il (l’arbitre) le fait retirer. Et là… c’était fini. Il y a eu de tout sur le terrain. L’arbitre arrête le match, qui reprendra 15 minutes après. C’était n’importe quoi. Mon père m’a toujours amené en Populaire. J’allais en tribune face lorsque j’étais plus petit, mais j’ai fait toutes les tribunes du stade du Ray. En latérale, etc... J’ai tout fait. Des matchs sous la pluie, un Nice – Vannes en Coupe de la Ligue, une grosse déception d’ailleurs. Ce match se joue aux tirs au but. Le stade du Ray, c’est ma deuxième maison. Après le vieux Nice, c’est ici.

Depuis que vous êtes devenu joueur professionnel, avez-vous les mêmes rapports avec les membres du groupe ?

Ce sont toujours les mêmes. Je viens de manger avec eux d’ailleurs, ce qui prouve que je suis toujours attaché à eux. Ce sont mes ‘‘collègues’’, mes cousins, ma famille. C’est une très grande famille, la Brigade Sud. Je ne pense pas avoir changé vis-à-vis d’eux. J’ai toujours les même délires d’ailleurs. Eux ne me voient pas comme un joueur ordinaire, comme un joueur que l’on ne connaît pas dans la vie. Grace à cela, ils sont un peu plus proches du groupe, ils se rendent plus souvent aux entrainements et cela fait qu’ils vont plus vers le club. Dans le passé, ils étaient davantage dans les tribunes.

Votre attachement pour cette ville va-t-il au-delà de l'OGC Nice ?

L’OGC Nice, c’est une façade, je dirais. Ce qui nous rassemble avant tout, c’est notre ville, Nice. Ce n’est pas seulement le club parce qu’on ‘‘bouge’’ pour le hockey ou d’autres sports. C’est vraiment la ville qui constitue le moteur de tout cela.

On a beaucoup parlé de vous en raison de vos tatouages...

J’ai l’emblème de la Brigade Sud, avec l’année de création 1985 et un laurier. J’ai l’aigle de Nice sur le coude. Puis j’ai également Jacques Médecin, l’ancien maire de Nice, et Albert Spaggiari, le cerveau du « casse du siècle ».

Votre parcours atypique est-il une fierté ?

Je suis très fier de ça et eux aussi je pense, parce qu’en France et peut-être même en Europe, il n’y en a pas un comme moi (également Kevin Grosskreutz au Borussia, né à Dortmund puis formé au club et membre de la Südtribüne plus jeune, ndlr). En ayant gagné la Gambardella et la Coupe du monde (U20), ça m’a donné plus de crédibilité également. C’est vraiment bien et ils sont vraiment fiers de moi, de tout ce que je fais ou de ce que j’essaie de faire. Même si je joue peu. Après, il y a et il y aura toujours des détracteurs.

Vous avez effectué vos débuts en fin de saison 2011-2012. Avez-vous le sentiment d'avoir mûri depuis ?

J’espère avoir franchi des paliers depuis l’an passé. Je me suis beaucoup entrainé, j’ai joué la Coupe du monde des moins de 20 ans et enchainé les entrainements. Je ne peux pas dire les matches, parce que je n’ai pas forcément beaucoup joué, même si j’étais toujours dans le groupe. J’ai pris un an, passer de 19 à 20 ans m’a fait gagner en maturité. A force d’être avec des hommes, c’est sûr que vous progressez mentalement.

Avec l'attachement et la passion que vous avez pour ce club, pourriez-vous faire toute votre carrière ici ?

Si j’arrive à jouer et à m’imposer dans ce club, oui, c’est mon rêve de faire grandir ce club et pourquoi pas de jouer régulièrement l’Europe. Après, on ne sait jamais, on peut se blesser, etc... Mais c’est vrai que jouer toute ma carrière à Nice, c’est un rêve que j’ai depuis tout petit. Je le répète, dans le football, on ne sait jamais. Ce que je sais, c’est qu’en France, je ne trouverai pas un autre club comme Nice.

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Propos recueillis par Yann Pécheral à Nice