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Matuidi, l’infatigable poumon

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Pièce essentielle du dispositif de Carlo Ancelotti et parfait symbole de ce PSG champion de France, Blaise Matuidi est à créditer d’une énorme saison. L’ancien Stéphanois a su se faire une place dans l’effectif pléthorique de Paris. A force de travail et de discrétion.

 « Il est aussi important que Zlatan. » Le compliment est signé Carlo Ancelotti. Invité à s’exprimer sur les performances de Blaise Matuidi (26 ans), l’entraîneur du PSG n’a pas fait dans la demi-mesure. Poumon du milieu de terrain parisien, l’ancien Troyen a vécu une saison pleine. Titulaire indiscutable, il n’a raté presque aucun match. Et quand il s’assoit en tribunes c’est qu’il purge une suspension (une fois en championnat et lors du quart de finale retour de Ligue des champions à Barcelone). « J’ai la chance d’avoir un bon cœur, explique l’intéressé. Et contrairement à la saison passée, je ne me suis pas blessé. J’ai tout ce qu’il faut au PSG et en équipe de France pour bien récupérer et enchainer les matches. »

Les prestations de haut vol provoquent jour après jour des compliments dithyrambiques. Comme au soir de la qualification parisienne pour les quarts de finale de la Ligue des champions, après un nul au Parc des Princes contre Valence (1-1). « Matuidi a été fantastique. Ce n'est pas un secret, il l'est tout le temps, continue Ancelotti. En ce moment, c'est l'un des meilleurs milieux en Europe. » Au point de se faire une place dans l’entrejeu de l’équipe de France. Depuis le début de la saison internationale, Matuidi, 12 sélections seulement, a ainsi disputé toutes les rencontres des Bleus, dont les cinq dernières dans la peau du titulaire

« Je ne compte pas m’arrêter là »

« Je suis très heureux de ce qui se passe pour moi en ce moment, livrait-il il y a quelques semaines sur le site officiel du club de la capitale. Et puis c’est vrai que disputer des matches de Ligue des champions, atteindre les quarts de finale, et affronter de grandes nations avec l’équipe de France, ce sont des objectifs que je m’étais fixés et qui sont maintenant atteints. Mais je ne compte pas m’arrêter là, surtout avec la Coupe du monde au Brésil qui se profile. » Avec quatre buts au compteur, Matuidi a également su se montrer efficace dans la zone décisive. Un point qu’il peut encore améliorer.

Car aussi paradoxal que cela puisse paraitre, selon certains observateurs, sa boulimie de jeu et son utilisation excessive auraient des conséquences sur son rendement. « Il faut qu'il apprenne à gérer ses efforts, notait le sélectionneur tricolore Didier Deschamps. Sous le maillot de l'équipe de France ou dans son club aussi, il peut s'éviter quelques courses, parce qu'il y a les allers mais après il y a les retours à faire aussi. Il a des capacités physiques au-dessus de la moyenne. Au-delà de la fatigue que cela peut engendrer, ça peut lui enlever un petit peu d'efficacité et notamment sur les périodes de matchs où c'est un peu plus compliqué. » Des derniers réglages qui pourraient l’aider à se hisser parmi les meilleurs milieux du monde.

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