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Riolo : "Le Real encore et toujours !"

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Retour sur la finale de la Ligue des Champions et la victoire du Real Madrid !

S’il y a bien une chose qu’on ne pouvait pas imaginer dans cette finale, c’est voir un Atletico timide. Une équipe d’enfants courant après le ballon sans l’attraper. Le pressing, le collectif huilé, le bloc compact, l’explosivité à la récupération du ballon, les qualités habituelles de l’autre équipe de Madrid n’existent pas. Sans son collectif, ce qui ressort c’est l’approximation technique de l’ensemble.

On pourrait dire que tout ça est dû au Real, mais je ne crois pas que ce soit la cause première. C’est comme si l’Atletico n’arrivait pas à rentrer psychologiquement dans ce match capital. A moins que ça ne soit physique. Pas de match depuis 15 jours, ce n’est pas un bon rythme.

Ceci dit, rien ne peut être enlevé au Real. La maîtrise du jeu est parfaite. Modric s’occupe du jeu, Casemiro récupère, et devant, Ronaldo et surtout Bale provoquent le danger. En menant logiquement et assez vite 1/0, le Real plonge son adversaire dans une autre difficulté, celle de réagir. Un Atletico qui mène est heureux, dans sa configuration préférée. Là, c’est tout le contraire. Et hormis sur la fin de la première période, il n’y a pas de réaction. Le Real laisse venir, gère et sort proprement le ballon. Le match manque de rythme, mais c’est le Real qui le dicte.

Devant l’apathie de son équipe, Simeone change à la pause. Carrasco remplace Augusto. Il veut gagner en vitesse et passer en mode plus offensif. D’entrée, l’occasion d’égaliser est là. Première attaque, penalty. Mais Griezmann, le héros toute l’année, envoie le ballon sur la barre. Une frappe en force tellement inhabituelle pour lui ! La pression d’une finale, relancer son équipe mal en point, tout cela a peut-être été trop lourd. L’Atletico va en tout cas beaucoup mieux. Bloc équipe plus haut, pressing plus efficace, la première demi-heure du Real était bien dû à la faiblesse de son adversaire. Dans ce début de seconde période, c’est le Real qui recule et attend. Plus dense au milieu grâce au recul de Griezmann, les Colchoneros, sont bien plus dangereux. Reste que l’Atletico ne parvient pas à maintenir une réelle pression. Les occasions ne sont pas si folles. Et c’est même le Real qui manque le 2/0, par Benzema d’abord, par Bale puis Ronaldo ensuite.

Ces « ratés » vont coûter cher. Carrasco, très bon depuis son entrée, égalise. Le choix de Simeone est bon. Ceux de Zidane plus discutables. Trois changements bouclés dès la 75e, dont deux (Isco et Vazquez) qui ne se justifient pas forcément.

Tardivement, cette finale ressemble à ce qu’on attendait. Le collectif contre le Real et ses vedettes. En parlant de ça, Ronaldo est transparent.

1/1, ce match a souvent manqué de rythme, mais avec la prolongation, il va gagner en suspense. C’est l’Atletico qui continue d’être le plus fringuant. Le Real subit. Il paraît que cette équipe fait le jeu, qu’elle joue bien mieux que sous Benitez. Je maintiens que pour ce qui est du jeu, c’est pas mieux. Les joueurs suivent Zidane, oui, et c’est la grosse différence. La seule. Les deux équipes terminent cramées. Au Real la moitié des joueurs ont des crampes. On attend les tirs aux buts. Le Real passe. Ronaldo a raté sa finale mais a marqué le tir au but qu’il fallait. 11e Ligue des Champions.

Même au terme d’un triste finale, ce Real reste immense.

Daniel Riolo