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Pour Luzenac, ce sera la DHR...

Fabien Barthez, le directeur général du club, et Christophe Pelissier, l'entraîneur, ne verront ni la L2, ni le National la saison prochaine

Fabien Barthez, le directeur général du club, et Christophe Pelissier, l'entraîneur, ne verront ni la L2, ni le National la saison prochaine - -

La Fédération française de football (FFF) a refusé l’intégration de Luzenac en National, ce mercredi, une semaine après que son accession en L2 ait été refusée. Jérôme Ducros, le président, et Fabien Barthez, le directeur général, se retirent. L’Association reprend la main et le club repartira en DHR.

La Fédération française de football (FFF) a claqué une nouvelle porte au nez à Luzenac. Une semaine après le refus du CNOSF et du tribunal administratif de Toulouse de valider l’accession du club ariégeois en Ligue 2, la FFF a mis son veto à son intégration en National, ce mercredi, à l’issue d’une dernière réunion qui a duré quelques minutes. A la suite de cette décision, Jérôme Ducros, le président, et Fabien Barthez, le directeur général, ont décidé de se retirer. L’association reprend la main sur le club, qui repartira donc en DHR avec l’équipe réserve.

Après avoir terminé deuxième de la troisième division française la saison passée, le Luzenac Ariège Pyrénées (LAP) évoluera avec les amateurs cette saison. Les dirigeants de LAP ont tenu une réunion à 17h ce mercredi pour annoncer aux joueurs professionnels et au staff de l’équipe première qu’ils les libéraient de leurs contrats.

Barthez : « Tout le monde a sa part de responsabilité »

C’est la gorge serrée que Fabien Barthez, directeur général de Luzenac, s’est présenté devant la presse. « J’espère que certains joueurs vont retrouver un club de National vu que Noël Le Graët nous a donné son engagement pour que les joueurs retrouvent un contrat fédéral, a déclaré l’ancien gardien international. Les autres ainsi que des salariés vont repartir au chômage. On ne monte pas en L2 parce que les projecteurs ne sont pas assez puissants et qu’on n’a pas de vidéosurveillance ! Tout le monde a sa part de responsabilité, je l’assume. On a proposé à la mairie de Luzenac et à l’association de repartir en CFA 2 mais ils ont refusé. La SASP continue d’exister et l’équipe 2 devient l’équipe première. Je connais un peu ce monde mais je ne m’attendais sincèrement pas à ça… »

Après quatre passages devant le tribunal administratif de Toulouse, des recours devant le CNOSF et des auditions face aux instances dirigeantes du football français (LFP, FFF), Luzenac a baissé les armes devant l’intransigeance de ses interlocuteurs, qui ont suivi l’avis de la DNCG et pointé du doigt l’absence de stade. « C’est injuste depuis le début, s’offusque Eric Di Méco, membre de la Dream Team RMC Sport. C’est un des plus gros scandales du football professionnel français. La DNCG, la LFP et le monde professionnel ont tué un club. Imaginons qu’il arrive la même chose à Lens, il y a une révolution. Un club disparait et tout le monde s’en fout. »

NC avec JS et WT