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Crystal Palace: le soulagement de Sakho après les excuses de l'Agence mondiale antidopage

Au micro de Téléfoot, Mamadou Sakho s'est dit très fier que son nom "soit lavé" après les annonces de l'Agence mondiale antidopage. L'instance a reconnu avoir diffamé le défenseur français, accusé à tort de dopage en 2016.

"Je suis bien évidemment heureux que mon nom soit lavé, j’y tenais." Au micro de Téléfoot ce mercredi, Mamadou Sakho a exprimé son soulagement après les annonces de l'Agence mondiale antidopage (AMA). L’instance a reconnu avoir diffamé dans la presse le défenseur français, mis à l’écart en 2016 par Liverpool puis suspendu par l'UEFA pour un contrôle positif avant d'être finalement blanchi. Sakho, aujourd’hui à Crystal Palace, se plaignait de déclarations faites par l'AMA à des médias britanniques où elle continuait à affirmer qu'il avait pris des substances illicites.

Il réclamait également 13 millions de livres (14,5 millions d’euros) à l'AMA, estimant que ces affirmations avaient précipité la fin de sa carrière à Liverpool et fait chuter sa valeur sur le marché des transferts. L'AMA a accepté de lui verser "une somme conséquente", restée confidentielle, de prendre en charge ses frais de justice et lui a présenté ses excuses, reconnaissant "qu'elle n'aurait pas dû faire ces déclarations diffamatoires".

"Laver le nom Sakho qui représente mon père est quelque chose de fort"

"Je suis père de famille, fils d’une mère qui est fière de moi. C’est très important que la vérité soit rétablie aujourd’hui, c’est quelque chose de fort pour moi. Depuis mon plus jeune âge, je me suis battu et j’ai travaillé très dur pour pouvoir faire la carrière que je fais aujourd’hui. Pour un sportif, être accusé de dopage est la pire chose qui puisse arriver", a réagi Sakho sur Téléfoot. En 2016, il avait notamment été privé de finale de Ligue Europa avec les Reds et d'une possible sélection pour l'Euro avec l'équipe de France. Devenu indésirable à Liverpool, il avait été prêté en janvier 2017 à Crystal Palace, avant son transfert définitif.

"Mes équipes d’avocats ont fait un travail remarquable. Je suis fier pour tous mes proches et ma famille. Quand je suis parti du PSG et que le stade scandait le nom "Sakho", j’ai eu les larmes parce que je pensais à mon père. Aujourd’hui, laver le nom Sakho qui représente mon père est quelque chose de fort et très important", a-t-il ajouté. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, il se réjouit de "pouvoir définitivement tourner cette page" et fait passer un message clair: "Battez-vous toujours jusqu’au bout pour défendre vos convictions!"

RR