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Chamakh : « Je ne serai pas à 100% si je reste »

L'attaquant marocain n'en démord pas, il veut rejoindre Arsenal ou Sunderland

L'attaquant marocain n'en démord pas, il veut rejoindre Arsenal ou Sunderland - -

Marouane Chamakh, qui souhaite toujours rejoindre Arsenal, estime qu’il ne pourra pas donner le meilleur de lui-même s’il reste bloqué un an de plus à Bordeaux.

Marouane, des sites Internet ont évoqué un voyage à Londres hier ou ce matin…
Non, ce sont des conneries. J’étais chez moi et je n’étais vraiment pas bien (il a déclaré forfait pour le match amical contre Villarreal, ndlr). Je n’ai pas bougé et je démens formellement cette information.

Votre situation a-t-elle évolué ces dernières heures ?
Non, je suis toujours dans l’attente que Bordeaux trouve des accords. J’essaie de prendre du recul et de voir d’autres personnes. Demain (mardi), je vais voir mes dirigeants pour savoir s’il y a moyen de réduire le coût de mon bon de sortie parce que sinon, je ne partirai pas, c’est clair est net.

Pourquoi avoir dit que vous restiez après le titre ?
J’ai rectifié ça dès le lendemain de cette déclaration en expliquant que j’avais été pris dans l’euphorie. Je ne voulais pas gâcher la fête et je m’en excuse auprès des supporters.

Actuellement, Bordeaux discute avec Arsenal et Sunderland, c’est bien ça ?
Oui, je souhaite jouer dans un de ces deux clubs.

Comprenez-vous qu’on soit surpris que vous vouliez rejoindre Sunderland ?
Moi-même je dis que Bordeaux est peut-être supérieur à Sunderland mais je voulais aller là-bas pour apprendre le championnat et en faire un tremplin. Ça ne me fait pas peur. Je me suis renseigné sur le club. Il possède un grand stade de 50 000 personnes, avec un super coach (Steve Bruce). Alors pourquoi ne pas aller faire deux saisons là-bas avant de rejoindre un plus gros club.

Mais vous avez déjà un grand entraîneur à Bordeaux avec Laurent Blanc, avec en plus une participation à la Ligue des Champions ?
Tout à fait mais j’ai déjà connu la Ligue des Champions avec Bordeaux. J’ai vécu de grands moments avec un titre de champion, deux Coupes de la Ligue et deux Trophées des champions. Je pense avoir fait le tour en dix ans, dont sept en pro. Je n’ai jamais triché et j’espère aujourd’hui obtenir le retour de tout ce que j’ai donné. J’ai émis un souhait, les dirigeants étaient à l’écoute et m’ont dit que je pouvais partir mais ce n’est pas le cas. J’avais annoncé dès le mois d’avril que j’étais pratiquement sûr de quitter Bordeaux en cas de titre. C’est aussi ce qui m’a motivé pour faire une belle fin de saison.

Etes-vous prêt à honorer votre dernière année de contrat pour être libre en fin de saison ?
Oui, bien sûr que c’est envisageable si Bordeaux me ferme la porte. Mais je sais que je ne serai pas à 100%. Je vais me sentir trahi. Le fait qu’on me bloque alors que j’ai fait une bonne saison, je ne me sentirai pas bien et je ne ferai pas une bonne saison. Avoir manqué Arsenal me trottera dans la tête. Si je vais au bout de mon contrat, ce sera tant pis pour moi et tant pis pour eux. Tout le monde sera perdant.

Comprenez-vous l’attitude de vos dirigeants, qui refusent de vous vendre à Sunderland ?
Je pense qu’ils sont sincères en disant qu’ils veulent mon bien. Ils m’ont dit : « C’est un club du Big Four ou rien du tout ». Mais désormais Arsenal est là et il faut qu’ils fassent en sorte que j’aille y jouer au lieu de me mettre des bâtons dans les roues. C’est un double jeu que je n’aime pas du tout.

Arsenal a fait une offre de sept millions d’euros jugée insuffisante…
Je suis un peu bloqué par la flambée des transferts. Moi, je suis à un an de la fin de mon contrat et je peux signer où je veux dans six mois. Je ne prends pas la défense d’Arsenal mais je pense que 7 ou 8 millions d’euros, c’est mon juste prix. Le problème, c’est que je sais qu’ils ne monteront pas plus haut.

Avez-vous été tenté d’aller au bras de fer ?
Non, je ne peux pas. Bordeaux, c’est mon club et je préfère que ça se passe bien, que tout le monde y trouve son compte. J’ai prévenu suffisamment tôt et je n’ai pas eu de signe de la direction à ce moment-là pour me dire qu’il ne fallait pas que je parte. Si je n’ai pas eu de retour, c’est que c’était bon.

La rédaction-After Foot (G. Brisbois)