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Garde : « Gonalons ? Pas de chantage de ma part »

Rémi Garde

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Rémi Garde est revenu ce mercredi sur le feuilleton Maxime Gonalons, qui va finalement rester à l’OL malgré l’intérêt de Naples. Le coach lyonnais assure n’avoir pas mis sa démission dans la balance pour conserver son capitaine.

Rémi, après avoir semblé proche de Naples, Maxime Gonalons va finalement rester à Lyon cet hiver. Cette nouvelle doit vous réjouir

Evidemment, je suis très content qu’il reste. L’équipe avec ou sans Max n’est pas la même. Dans la perspective de faire une bonne deuxième partie de saison et de se rapprocher des objectifs, il est évident qu’on a plus de chances d’y parvenir avec Max.

Quel rôle avez-vous joué dans ce dossier ?

Je suis entraîneur du club, je ne suis pas actionnaire majoritaire, ni même un actionnaire important. Je donne mon point de vue sportif. Maxime Gonalons est mon capitaine, c’est un joueur qui a fait une très bonne saison l’année dernière et qui revient à son meilleur niveau cette année. Il tire l’équipe vers le haut. Je dis simplement qu’avec ou sans Maxime Gonalons, on n’a pas le même potentiel. Quand je dis ça, je suis dans mon rôle, mais mon rôle s’arrête là.

Avez-vous mis votre démission dans la balance ?

Je traverse mon cinquième ou sixième mercato. Si j’avais voulu mettre ma démission en jeu avec un joueur qui part, il y a longtemps que je l’aurais fait. J’ai déjà expliqué que ça n’aurait pas été fair-play de ma part d’agir de la sorte parce que je connais la situation du club. Quand j’ai signé ma prolongation il y a deux ans, je le savais. Ça va évoluer dans le bon sens mais dans le timing qui est prévu. Il y a des discussions, mais il n’y a pas eu de chantage de démission de ma part.

Comment l'OL a-t-il réussi à convaincre Gonalons de rester ?

Je suis un piètre joueur de poker, mais il me semble que ça ressemble à une partie de poker menteur, où chacun s’exprime et dit parfois ce qui peut l’arranger. Moi, j’ai des discussions très saines, très courtoises avec Max. C’est facile de parler, c’est un garçon simple qui a les pieds sur terre. On est entre personnes assez authentiques, assez simples. Je préfère me cantonner à ce qui a été dit entre quatre yeux avec Max plutôt que de commenter ce qui a été rapporté à l’extérieur.

Au final, l'intérêt sportif a primé sur les enjeux financiers

Le problème est toujours le même, c’est un jeu d’équilibre. Les discussions sont permanentes afin de trouver le meilleur compromis pour le club. Depuis que je suis là, ce n’est pas le premier joueur qui part ou qui aurait pu partir et affaiblir l’équipe. On doit en permanence essayer de trouver le meilleur compromis. Il y a des discussions sans arrêt. Après, le président (Jean-Michel Aulas, ndlr) est là depuis suffisamment longtemps. Je n’ai pas besoin de lui expliquer que l’équipe avec ou sans Max n’est pas la même.

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Propos recueillis par Edward Jay et à Lyon