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Ibrahimovic, Mutu, Barton : la L1 volcanique

Zlatan Ibrahimovic

Zlatan Ibrahimovic - -

Outre le pharaonique recrutement parisien, le mercato estival de la Ligue 1 a été marqué par l’arrivée de trois joueurs au tempérament de feu. Avec Barton, Mutu et Ibrahimovic, le championnat bascule en mode « bad boys ».

Ibrahimovic et Mutu, ces deux-là se connaissent bien. Ils se sont côtoyés pendant un an à la Juventus (2006). « Zlatan, je le connais très bien, c’est un ami… On va se tirer encore une fois un petit peu la bourre même si cette fois ce sera à distance, lançait même l’attaquant roumain lors de son arrivée à Ajaccio. Je veux bien tenir le pari pour voir lequel des deux marquera le plus de buts ! » Des propos bon enfant, alors que la gent médiatique se pourléchait déjà des débordements à venir de deux personnages au passé sulfureux. Et puis l’OM a tenté le coup Barton. Jamais dans son histoire, la Ligue 1 n’a semblé réunir autant de fortes têtes de ce calibre.

Depuis deux ans, la France du foot vit pourtant au rythme des frasques de sa sélection nationale. Mais tout grévistes qu’ils soient, les Bleus ont jusque-là résisté aux écueils de la cocaïne (Mutu) ou à l’envie d’écraser un cigare dans l’œil d’un coéquipier (Barton). Quant au génial Ibrahimovic, déjà auteur de quatre buts en trois matches de Ligue 1, son talent impressionne autant que son charisme. Et déjà la stature de celui qui déclarait à son arrivée à Paris : « Je ne connais peut-être pas les joueurs de la Ligue 1 mais eux me connaissent surement », semble écraser ses congénères de L1, relégués au rang de simples faire-valoir.

Ibrahimovic-Barton le 27 février

Si la France s’ennuyait en mars 68 sous la plume de Pierre Viansson-Ponté, la Ligue 1 n’en finit plus de frétiller à l’idée de voir descendre dans l’arène ses « bad boys ». Pour assister à l’affrontement Barton - Ibrahimovic, il faudra attendre le PSG - OM de la 26e journée, le 23 février prochain. L’Anglais n’aura en effet pas purgé sa suspension de 12 matches lors de la réception de Paris au Vélodrome le 7 octobre (8e journée). Porté par ces deux têtes d’affiche, le choc s’annonce volcanique. En plus du souffle sportif généré par l’arrivée des millions qataris, la Ligue 1 affirme dorénavant son caractère en attirant les gros tempéraments. Et pour l’instant, elle s’en frotte les mains.

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Si le PSG a gavé ses supporters de recrues galactiques et devrait faire salle comble dans tous les stades de France, la Ligue 1 a perdu certains de ses plus beaux joyaux. Au premier rang desquels l’ex-lillois Eden Hazard parti régaler de ses crochets les fans de Chelsea pour la coquette somme de 40 millions d’euros. Outre son meilleur joueur, le championnat a vu son meilleur buteur Olivier Giroud (Montpellier) prendre l’ « Eurostars » pour rejoindre les Gunners d’Arsenal (12 M€). Le portier lyonnais Hugo Lloris l’accompagne à Londres, à Tottenham cette fois contre 10 millions (+ 5 M€ en bonus). Avec Aly Cissokho, cédé à Valence (6 M€), Kim Kallström vendu au Spartak Moscou (3 M€), Cris (contrat résilié) en route pour Galatasaray et Ederson parti pour la Lazio, l’OL a massivement dégraissé et organisé la fuite de talents historiques du championnat vers l’étranger. Dans une logique similaire de réduction de sa masse salariale, l’OM a laissé filer Stéphane Mbia (QPR, 6 M€), Alou Diarra (West Ham 2,5 M€) et César Azpilicueta (Chelsea, 9 M€). A noter également le départ du Bordelais Mickaël Ciani vers la Lazio Rome (3,5 M€).               

Sylvain Reignault