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La vente de Sessegnon enflamme le PSG

Stéphane Sessegnon

Stéphane Sessegnon - -

Le départ programmé de Stéphane Sessegnon pour 7 millions d’euros à Sunderland oblige Paris, à trois jours de la fin du mercato, à revoir sa stratégie. Reste à savoir si le club parisien parviendra à ses fins. Alors que la grogne monte en coulisses.

« A Paris, on ne s’ennuie jamais », a lâché Robin Leproux vendredi après-midi. La vente annoncée de Stéphane Sessegnon à Sunderland pour 7 millions d’euros, payables en trois versements, a en effet provoqué un mini-séisme au PSG. Compte tenu de cette rentrée d’argent, le club parisien va devoir désormais gérer certains dossiers chauds, comme quelques prolongations de contrat bloquées depuis plus d’un mois. En plus de trouver un renfort de poids pour suppléer le Béninois.

Dans cette optique, le président parisien va sans doute encore essayer de convaincre St-Etienne de lâcher Dimitri Payet, qui semble être la priorité du recrutement de Paris. Mais le club forézien n’est pas disposé à s’en séparer. D’autres dossiers sont également à l’étude, soit dans le cadre d’un prêt, soit dans celui d’un transfert sec. Les pistes Legear, Vahirua, Amalfitano, Govou et Issiar Dia, qui ont toutes plus ou moins été proposées à Paris, sont, à priori, inexistantes.

Autre chantier important pour le PSG : les prolongations de contrat de ses cadres. Celle de Mamadou Sakho est quasiment bouclée. Idem pour Edel, en fin de contrat en juin prochain. Mais Paris n’avait pas les fonds nécessaires ces dernières semaines pour tout finaliser. La rentrée d’argent relative à la vente de Stéphane Sessegnon devrait donc permettre de lâcher du lest.

Les sacrifices de Sessegnon pour Sunderland

« Il y a des échanges avec l’actionnaire pour savoir de quelle enveloppe on peut disposer, confirme Leproux. Cette enveloppe nous aidera à mener à bien les renouvellements des contrats de certains joueurs et le remplacement de Stéphane Sessegnon. » Très remonté par le départ du Béninois, Antoine Kombouaré n’en attend pas moins. « S’il y a un départ, un signe fort serait de faire venir un joueur, a clairement indiqué l’entraîneur parisien. L’idéal serait un joueur de L1 car il n’aurait pas à s’adapter au championnat. On sauve la face financièrement, mais à un moment donné, il faut des exemples. Il y a un président et un actionnaire au-dessus de moi. On a essayé de renouveler le contrat de Sakho (lié au PSG jusqu’en 2012, ndlr) mais ce n’est pas possible financièrement. On n’a pas les moyens de prolonger un garçon qui est plein d’avenir et très important pour nous. »

Par ces mots, Kombouaré met la pression. Il devrait logiquement être entendu dans les jours prochains. Sessegnon, lui, est déjà loin. Il ne voulait tellement plus remettre les pieds à Paris qu’il a accepté, selon nos informations, de revoir ses émoluments à la baisse à Sunderland. Une preuve de plus que l’ancien Manceau était prêt à tout pour gagner son bras de fer.