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PSG, pourquoi ça coince ?

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Après avoir échoué sur les dossiers Beckham et Pato, le PSG prétend avoir abandonné la piste menant à Carlos Tevez. Un bilan forcément décevant pour Leonardo à une semaine de la clôture du marché des transferts. Explications.

Dans sept jours, le marché hivernal des transferts sera clos. En L1, le PSG a remporté, haut la main, l’Oscar du meilleur animateur du mercato. Seulement voilà, si les noms de Beckham, Pato, Kakà et Tevez ont enflammé le mois de janvier, seuls Maxwell et Le Crom ont rejoint, à ce jour, l’effectif de Carlo Ancelotti. Sur les stars, les vraies, le club de la capitale s’est, pour l’instant, cassé les dents.
L’aura de Carlo Ancelotti et les ponts d’or financiers (le PSG était prêt à offrir 35 M€ à City pour Tevez) n’ont pas suffi. Mais alors, qu’est-ce qui coince ? « Compte tenu de leurs moyens financiers, tout le monde pense que le PSG peut se payer n’importe quel joueur de la planète, explique Bruno Satin, directeur mondial de la division foot d'IMG. Or débaucher des attaquants de top niveau au mois de janvier, ce n’est jamais facile. Les clubs ne les lâchent pas comme ça. »
Les joueurs, eux-mêmes, sont souvent réticents à l’idée d’un départ en cours de saison. Et les raisons ne sont pas uniquement sportives. « Il y la famille, la femme, les enfants, argumente Frédéric Guera, un autre agent. Déménager ou faire changer d’école ses enfants en plein milieu d’une année scolaire, ça les déstabilise. C’est ce genre de raison qui a pu pousser Beckham à rester à Los Angeles. »

Jallet : « Ce n’est pas qu’une question d’argent »

En essayant de recruter des poids lourds en attaque, le PSG n’a-t-il pas visé trop haut ? « Non, car il n’y a pas 10 000 façons de procéder : il faut attaquer de façon brutale, répond Bruno Satin. C’est ce que le PSG a fait. Il faut continuer. Cela portera ses fruits. Manchester City a commencé ses investissements colossaux il y a trois ans et ne participe à la Ligue des champions que cette année ! »
Ces échecs répétés sur le marché des transferts le confirment : le PSG est encore très loin de boxer dans la catégorie du Milan AC, du Real Madrid ou de Manchester United. « Et puis, il y a aussi la valeur de la Ligue 1, poursuit Bruno Satin. Le PSG ne dispute pas encore la Ligue des champions. Tous ces facteurs sont des éléments en défaveur du PSG. Les professionnels connaissent les points forts et les points faibles d’un club comme le PSG. Si Paris est une ville qui attire toujours, le club de la capitale ne fait partir du Top 10 européen. »
Dans les rangs parisiens, on est lucide quant au pouvoir d’attraction du PSG. « Ce n’est pas qu’une question d’argent, souffle Christophe Jallet. On n’est plus présent sur la scène européenne. Pato, lui, est encore en lice en Ligue des champions avec Milan. Tevez est en Europa League avec City. Pas nous. Cela fait certainement partie des raisons pour lesquelles ils ne veulent pas venir. »