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Saint-Etienne : le mystère Andreas Laudrup

Andreas Laudrup

Andreas Laudrup - -

Andreas Laudrup s’apprête à rejoindre Saint-Etienne. Le fils du célèbre Michael Laudrup débarque chez les Verts pour un prêt de six mois. Un héritage difficile à assumer pour le jeune Danois, qui va devoir se faire un prénom.

À l’instar de Zlatan Ibrahimovic, il ne connait pas encore la Ligue 1 mais tous les joueurs connaissent déjà son nom : Laudrup. Seulement pour lui, ce nom est plutôt lourd à porter. Sept lettres pour un immense héritage. En suivant la voie de son père Michael, une légende, le jeune Danois Andreas Laudrup (22 ans) n’a pas choisi la facilité. Un choix qui ouvre la porte à toutes les comparaisons, toutes les attentes, tous les espoirs.

Andreas est né à Barcelone, où son père a été quadruple champion d’Espagne (de 1991 à 1994) et champion d’Europe (1992). Il passe rapidement par les équipes de jeunes du Real Madrid, où son géniteur gagne aussi le championnat d’Espagne (1995). Il fréquente les sélections de jeune au Danemark, où son père et son oncle (Brian) détiennent presque tous les records…

C’est finalement dans son pays d’origine qu’Andreas revient. Il signe à Nordsjælland en 2009 avec dans sa tête une seule idée : se faire un prénom. Une idée qui tourne presque à l’obsession lorsqu’il fait disparaitre son nom de son maillot et des feuilles de matchs, où n’apparaissent plus qu’ « Andreas ».

Une arrivée mouvementée

Mais le pari du fils Laudrup n’est pas un succès. Trois ans après, il souhaite quitter le Danemark. Convaincant lors d’un essai à Saint-Etienne, il séduit les dirigeants, notamment par sa vitesse. A la clef un prêt de six mois chez les Verts. Une arrivée confirmée par l’entraineur stéphanois Christophe Galtier, mercredi, en conférence de presse. 

Seulement le technicien stéphanois avait omis un détail : la clause de confidentialité liant Saint-Etienne et Nordsjælland. Le président Roland Romeyer tente alors de calmer le jeu. « J’aimerais qu’on n’en parle pas trop parce qu’on avait signé une clause de confidentialité jusqu’à la signature qui n’est pas encore faite. Donc ça ne devait pas sortir ce matin (mercredi, ndlr). Christophe (Galtier) a lâché le nom mais c’est embêtant. »

Une arrivée qui aurait dû se faire de manière plus discrète. Mission quasiment impossible, quand on porte le nom de Laudrup, même en Ligue 1. Sera-t-il capable de s’y faire un prénom ? Premier élément de réponse, le 19 janvier à Brest, où il pourrait figurer pour la première fois dans le groupe de Saint-Etienne.

Pierre Ammiche