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Sissoko : « Je n’oublie pas tout ce que Toulouse a fait pour moi »

Moussa Sissoko

Moussa Sissoko - -

Moussa Sissoko (23 ans), qui a quitté Toulouse pour Newcastle à six mois de la fin de son contrat, était dans Larqué Foot vendredi sur RMC. Il souhaite remercier le Téfécé, son club formateur, malgré les difficultés liées à son transfert.

Moussa, comment s’est déroulé votre transfert à Newcastle ? Etes-vous soulagé ?

Oui, je suis soulagé. Ça s’est joué lors des dernières 48 heures. J’étais dans une situation un peu compliquée à Toulouse. Mon agent a bien fait les choses avec le club. On a pu trouver un accord pour que je signe.

Les relations avec Toulouse s’étaient tendues…

J’aurais préféré que ma fin de parcours à Toulouse se passe beaucoup mieux. Le président (Olivier Sadran, ndlr) a ses raisons. Il faut les assumer. Je ne me suis pas pris la tête avec tout ça. J’ai continué à m’entraîner comme je devais le faire. On a trouvé un accord avec Newcastle. Tant mieux pour moi. Je pars la tête libérée. Je suis content de toutes les années que j’ai passées à Toulouse. Maintenant, je me concentre sur mon nouveau club.

Pourquoi ça n’a pas été plus simple ?

Je ne sais pas. Le président s’est opposé à mon départ auparavant. Lui seul a ses raisons. Moi, j’étais toujours sous contrat. Je me devais de continuer à travailler pour ce club. C’est ce que j’ai fait. J’étais dans une situation délicate. Ils risquaient de ne plus me faire jouer. On a trouvé un terrain d’entente pour que je puisse partir. Je n’oublie pas tout ce que Toulouse a fait pour moi. C’est mon club de cœur. C’est là où j’ai grandi.

On vous a reproché de respecter votre contrat…

Oui, c’est un peu ça. Mais le président, c’est lui le patron. Je ne peux pas aller à l’encontre de ce qu’il dit.

Seriez-vous resté à Toulouse sans jouer jusqu’à la fin de votre contrat ?

Ça aurait été compliqué. Je suis un compétiteur, j’ai envie de jouer tous les week-ends. En plus, il y a l’équipe de France. Ça allait être délicat. J’ai préféré partir. J’espère que ça se passera mieux pour moi à Newcastle et que le sélectionneur continuera à faire appel à moi.

En avez-vous parlé avec Didier Deschamps ?

Non, je n’ai pas eu le temps d’en discuter avec lui. Je comptais le faire si j’étais sélectionné (pour France-Allemagne, le 6 février). Ça s’est fait avant. Tant mieux pour moi.

Pourquoi avoir choisi Newcastle et l’Angleterre ?

L’Angleterre, comme je l’ai toujours répété, est le championnat qui me correspond le mieux, où je peux le mieux exprimer mes qualités. Pour moi, Newcastle est un très bon club, même si actuellement, il est dans une situation un peu compliquée. Je pense que c’est lié à des pépins physiques. Ils ont fait un beau recrutement. J’espère qu’on réussira à faire une belle fin de saison et à finir le plus haut possible.

Vous êtes le 11e joueur français de l’effectif de Newcastle. Est-ce que ça vous a aidé dans votre choix ?

Oui, ça m’a aidé. Tous les Français qui y sont, sont des joueurs de très bonne qualité. Certains sont en sélection (Cabaye, Debuchy, Yanga-Mbiwa). D’autres auront leur chance bientôt. Quand on voit les grands joueurs qui vont là-bas, ce n’est pas pour rien. J’en ai tenu compte dans ma décision.

Si vous étiez dans le vestiaire, avec vos désormais ex-coéquipiers, que leur diriez-vous ?

Je dirais, pas seulement à eux mais à tout le Téfécé, un grand merci pour tout ce qu’ils m’ont apporté. Une nouvelle page s’ouvre pour moi. Je vais me donner à fond sans jamais oublier ce que Toulouse m’a apporté.

Etienne Capoue pourrait vous rejoindre en Angleterre…

Je l’espère pour lui. C’est un joueur de qualité. Tout le monde connaît son potentiel. Je pense qu’il va finir la saison à Toulouse. J’espère pour lui qu’il réussira à trouver un très bon club pour la saison prochaine.

Le titre de l'encadré ici

Casanova : « Sissoko, un gars très bien » |||

Le départ de Moussa Sissoko rend triste Alain Casanova, son ancien entraîneur à Toulouse. « Moussa, comme tous les jeunes qui sont formés au club et qui viennent un jour à partir, c’est une déchirure sur le plan affectif, confie-t-il. Je l’ai connu quand il avait 13 ans. On est content pour la suite de sa carrière. Mais c’est un crève-cœur. Moi, je suis content que ça se termine comme ça parce qu’il n’était pas question de rester sur ces deux, trois jours où il y a eu des frictions. C’est un gars qui est très bien, avec un état d’esprit remarquable. C’est vraiment un gars que j’ai beaucoup aimé. Et je lui dis bonne chance parce qu’il est parti comme un grand monsieur, comme un seigneur. Je lui souhaite tout le meilleur et je pense qu’il fera une belle carrière. »