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Vieira, combien ça coûte ?

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Lyon et le PSG rêvent de s’attacher les services du capitaine de l’équipe de France. Mais le dossier est très compliqué. Car sa dernière année de contrat à l’Inter s’élève à 7 millions d’euros net d’impôt.

C’est le rêve fou de Jean-Michel Aulas et de Sébastien Bazin. Récupérer Patrick Vieira, le capitaine de l’équipe de France himself ! L’idée paraît folle, mais le joueur de l’Inter a la Coupe du monde 2010 en ligne de mire et un retour en Ligue 1, dans un contexte protégé, devrait lui permettre de préparer au mieux (si les Bleus se qualifient !) le dernier grand rendez-vous de sa carrière.
Le transfert aurait évidemment de la gueule. Mais il se heurte à un écueil de taille : les conditions financières de l’opération. Vieira dispose encore d’une année de contrat avec l’Inter. Au tarif astronomique de 7 millions d’euros net d’impôt. Un salaire à mettre en perspective avec le contrat de Karim Benzema à Lyon (3,9M€ net par an), le plus juteux de Ligue 1.

Pour offrir les mêmes conditions à la star de l’Inter, le club français devra régler les charges sociales et l’impôt sur le revenu. A l’arrivée, la facture s’élèverait à environ 9,8M€, une somme qu’aucun club français n’est en mesure de payer. Lyon et le PSG pourraient néanmoins bénéficier de circonstances favorables.
Désireux de rentrer en France, Patrick Vieira se montrera un peu moins gourmand. Il pourrait aussi étaler son salaire sur deux ans de contrat. Par ailleurs, l’Inter qui souhaite se débarrasser du joueur est tenté de mettre la main à la poche et lui offrir la « Buona Uscita » (la « Bonne Sortie », comme on dit en Italie), une somme pouvant aller jusqu’à 50% de sa dernière année.

Vive les exonérations d’impôt !

Au niveau fiscal, le joueur qui est resté hors de France depuis plus de cinq ans, bénéficie également de la prime « d’impatriation ». Dans ce cas précis, une partie de son salaire (20% ?) est transformée en une prime exonérée d’impôt. Dernier étage de la fusée : le droit à l’image collective. Sous certaines conditions, le club peut verser, grâce à ce dispositif, jusqu’à 30% du salaire exonéré de charges sociales. Mais il faut faire vite, le rapport Besson et la Cour des Comptes ont déjà remis en cause cette disposition fiscale.

La rédaction - M.A.