RMC Sport

CNOSF: Henriques élue à la présidence, première femme à ce poste

Brigitte Henriques

Brigitte Henriques - Icon Sport

Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française de football (FFF), a été élue mardi présidente du Comité olympique national et sportif français (CNOSF) première femme à accéder à ce poste depuis sa création en 1972.

Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française de football (FFF), a été élue mardi présidente du Comité olympique national et sportif français (CNOSF): c'est la première femme à accéder à ce poste depuis sa création en 1972. Henriques a obtenu la majorité absolue au premier tour avec 577 voix, soit 57,87% des suffrages exprimés, et devance largement l'ex-champion olympique Thierry Rey, qui recueille lui 19,26% des voix, un score bien loin de ses ambitions.

"Je remercie Noël Le Graët de m'avoir fait confiance depuis 2011, a réagi la dirigeante âgée de 50 ans. Je serai la présidente des 108 Fédérations car ensemble, nous serons unis pour le sport français. Je serai la porte-parole de toutes les Fédérations."

Les 108 présidents de fédérations ont donc massivement voté pour la candidate soutenue par le président sortant, Denis Masseglia. Elle avait insisté lors de sa campagne sur la place à redonner au sport malmené pendant la pandémie.



A trois ans des Jeux olympiques qui se tiendront à Paris, le monde olympique français envoie également un message fort en élisant une femme dans un monde très masculin, avec seulement 14 femmes sur les 108 présidences de fédération.

"Je veux dédier cette victoire à toutes les femmes, en premier lieu a mes filles Barbara et Fanny (...) mais aussi à Garance Oulaldj car elle peut être fière de sa maman", a-t-elle également déclaré après son élection, un clin d'oeil à l'une des candidates Emmanuelle Bonnet-Oulaldj, issue du sport amateur, et qui finit 3e avec plus de 16% des voix.

L'ex-internationale de football a également évoqué "les femmes qui [l]'ont tant inspiré notamment Alice Milliat (pionnière du sport féminin) (...) et "toutes celles à qui [elle veut] dire qu'il faut oser candidater, et accéder aux postes à responsabilité, 'we can do it+'."

Mathieu Idiart avec AFP Journaliste RMC Sport