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JO 2021: Lavillenie prévient qu'il "ne sera pas à 100%" à cause de sa blessure

Invité de l’émission "Before Tokyo" ce jeudi sur RMC, Renaud Lavillenie, qui souffre toujours d’une entorse à la cheville à une semaine des Jeux olympiques de Tokyo 2021, n’a pas vraiment rassuré sur son état physique.

Il ne reste que huit jours avant le grand début des JO de Tokyo 2021 et l’athlétisme français fait grise mine, puisque son leader et tête d’affiche depuis plusieurs années, Renaud Lavillenie, pourrait bien avoir du mal à aller chercher une troisième médaille olympique, après l’or de 2012 et l’argent de 2016. Le perchiste français, qui était l’invité dans l’émission "Before Tokyo" sur RMC, souffre toujours d’une entorse à la cheville gauche, qui pourrait l’empêcher de sauter à son meilleur niveau au Japon.

"J'aimerais dire que tout va bien"

"J'aimerais dire que tout va bien mais ce n'est pas le cas, a confié le Clermontois. J’ai un ligament bien touché. Je passe mon temps auprès du kiné pour essayer d’accélérer au maximum la guérison, même s’il y a des temps incompressibles." Lavillenie a contracté sa blessure à l’échauffement, avant le meeting de Sotteville-les-Rouen, dimanche dernier, en retombant sur le côté du tapis de réception.

"Mon horizon pour Tokyo n’est pas complètement noir. J’espère reprendre la course entre ce week-end et le début de semaine prochaine, et faire le maximum pour que ça puisse le faire à Tokyo. Dans mon malheur, j’ai la chance d’avoir un peu de temps devant moi. C’est évident que je ne serai pas à 100%, a-t-il reconnu. On ne revient pas d’une entorse comme ça, en si peu de temps. Le challenge est là. À moi de m’adapter."

Toujours deuxième meilleur performeur de l'été

Pour autant, l’ancien détenteur du record du monde pense encore avoir ses chances au Japon. "Le paradoxe, à la perche, c’est qu’on s’en sort parfois mieux quand on n’est pas à 100% parce qu’on est plus à l’écoute de soi-même, on est plus sur le côté technique", assure-t-il. Lavillenie plaçait beaucoup d'espoirs dans cette campagne tokyoïte, lui qui est le deuxième meilleur peformeur mondial de l'été, avec 5,92m, derrière l’intouchable Armand Duplantis (6,10m).

"Ce n’est pas la première fois que j’arrive sur un championnat sans être à 100%, a-t-il conclu, pour finir sur une note positive. Il faut faire avec les moyens qu’on a. Le côté technique et tactique sera à prendre en compte. Et l’une de mes forces, c’est la maîtrise technique de ma discipline. Dans un premier temps, j’espère pouvoir sauter à un bon niveau pour aller en finale. Et puis après on verra le résultat !"

Corentin Parbaud Journaliste RMC Sport