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Lavillenie, l’or au bout de la perche

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie - -

Dominateur comme jamais cette saison avec notamment une meilleure marque mondiale à 5m97, le Français ne veut pas, ce vendredi (20h), reconnaitre la désillusion des Mondiaux de Berlin et Daegu d’où il n’était reparti « qu’avec » le bronze.

Renaud Lavillenie porte tous les espoirs de la France pour ramener un titre olympique de Londres en athlétisme. Après l’argent de Mahiedine Mekhissi au 3000m steeple, le perchiste clermontois est comme, il y a quatre ans à Pékin, l’unique chance d’or tricolore. En 2009 et 2011 aux Mondiaux de Berlin puis de Daegu, c’est pourtant le bronze de la déception qui avait été récolté. Cette fois, il est encore favori. Il a plané sur sa discipline pendant toute la saison, avec deux titres majeurs : champion du monde en salle à Istanbul (5m95) puis champion d’Europe à Helsinki, assorti d’une meilleure performance mondiale avec un saut à 5m97. « J’ai rêvé d’un concours de rêve depuis 2009, j’en ai eu deux en l’espace de quelques mois », déclarait-il après son titre continental.

A Helsinki, il a marqué les esprits et la concurrence. Les Allemands Otto, Mohr et Holzdeppe, l’Australien Hooker, champion en titre, l'Américain Brad Walker et le Russe Dmitry Starobutsev. « C’est un concours qui compte pour moi parce que j’étais mené, menacé, et je suis revenu », se réjouit-il. Lavillenie a dû aussi dompter les éléments. « Il y avait beaucoup de vent, et ça ressemblera à Londres. » Lors des qualifications au stade olympique, les perchistes ont dû arracher leur billet en finale avec un vent de face changeant. « La perche, c’est de l’adaptation permanente, je commence à connaitre, j’ai de bonnes sensations », se félicitait-il juste après un concours réussi avec une barre à 5m65.

Galfione : « Renaud doit rester lui-même »

Lavillenie n’a jamais semblé aussi prêt de devenir le troisième Français champion olympique après Pierre Quinon en 1984 et Jean Galfione en 1996. « Ça donne des idées cette Marseillaise », glissait-il après sa couronne continentale à Helsinki. « Renaud est un des éléments clés de l’équipe de France d’athlétisme, juge Maryse Ewanjé-Epée, consultante RMC Sport. Il doit assumer son statut de n°1 mondial. » Galfione, qui a connu le grand rendez-vous olympique à Atlanta, se souvient : « Avant d’entrer dans le concours, Maurice Houvion (son entraîneur) m’a juste dit ‘‘Fais-toi plaisir’’… Ça m’a surpris, je me suis dit ‘‘Ah bon ? C’est si simple que ça ?’’. Renaud doit faire pareil, il maitrise sa technique, il est en confiance, il a un ascendant sur ses adversaires. Il faut juste qu’il reste lui-même. » Si seulement ça pouvait être si simple…

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Mesnil en confiance|||

A 35 ans, Romain Mesnil vivra sa première finale olympique après trois JO (Sydney, Athènes, Pékin) qui s’étaient arrêtés pour lui au stade des qualifications. « Ça me fait super plaisir pour mes 4es JO, savoure-t-il. Le meilleur reste à venir, mais le plus dur reste à faire. Je suis confiant. Ma perche est souple. J’ai utilisé mon expérience pour passer sans m’employer. Il faudra voir les conditions en finale ».

Louis Chenaille à Londres