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Londres déjà nostalgique des Jeux…

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Au lendemain de la cérémonie de clôture, c’était déjà le grand vide du côté du Parc Olympique ce lundi à Londres. Entre nostalgie et fierté, les bénévoles ne sont pas prêts d’oublier leurs JO.

« Don’t cry because it’s over, smile because it happened » (ne pleure pas parce que c’est fini, réjouis-toi de ce qu’il s’est passé). Christina arbore fièrement son t-shirt. Ecrit à la main, au dos de son maillot violet distribué à tous les volontaires, le message de cette londonienne d’origine bulgare résume parfaitement le sentiment qui régnait aux abords du Parc Olympique ce lundi après-midi. « Je suis extrêmement fière, très fière d'avoir été à Londres, mais je me sens un peu triste, glisse-t-elle. Triste parce que les Jeux sont finis. Il y a eu tellement d'excitation ces derniers jours que je me sens triste. C'est un dur retour à la réalité. C'est un peu une dépression post-olympique. »

Comme des milliers d’autres bénévoles, Christina a parfaitement tenu son rang pendant cette période olympique. Souriants, détendus, à l’écoute des touristes étrangers ils ont rempli leur mission à la perfection. Aujourd’hui, c’est le cœur lourd qu’ils voient la ville se vider. « On a rêvé de ces Jeux, de rencontrer des gens et de profiter, ajoute Christopher, autre bénévole. C’est triste que ce soit fini, mais je suis fier d’avoir participé à ces Jeux, ici à Londres. C’est dans ma mémoire. Je m’en souviendrai toujours. Je suis fier de tout ce qui a été fait. Le pays a fait de ces Jeux un succès. »

Le Parc Olympique sonne creux

Dans le Parc Olympique, la foule des grands jours a laissé place à des allées complètement vides. Quelques membres de la sécurité montent la garde. Des jardiniers s’affairent calmement. Les stores des boutiques et restaurants sont tirés. Même l’accès aux sites est désormais interdit à la presse sans autorisation délivrée préalablement. Dans le centre des médias, c’est également les grandes manœuvres. Les chaînes du monde entier ont dépêché des manutentionnaires qui rangent dans des camions des tonnes de matériels, alors que les journalistes ont déjà quitté la place. Et nouveau signe de la page qui se tourne du côté de Londres : les écrans internet de la salle de presse sont maintenant bloqués. Avec comme simple message : « de nouveau disponible à partir du 24 août pour les Jeux Paralympiques ».

Pierrick Taisne à Londres