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Vous voulez que ça bouge ? Comment Paris 2024 peut dynamiser l’Île-de-France

Edgard Grospiron

Edgard Grospiron - AFP

Avec l’opération « Vous voulez que ça bouge ? Paris doit avoir les JO 2024 ! », RMC Sport se mobilise pendant quatre week-ends en faveur de la candidature de Paris à l’organisation des Jeux Olympiques 2024. Deuxième volet avec la manière dont les JO peuvent aider à booster une région.

Un accélérateur de développement

« Ce qui est intéressant avec les Jeux, c’est que ça ne se résume pas seulement aux quelques semaines de compétition au mois d’août, a tenu à souligner Jean-François Martins, adjoint aux Sports de la ville de Paris, au micro des Grandes Gueules du sport sur RMC. Entre le moment où vous êtes désigné comme ville organisatrice et les Jeux eux-mêmes, vous avez sept ans devant vous. Et ces sept ans, c’est un accélérateur de politiques publiques. Ça concerne les aménagements. On va construire un village à L’Île-Saint-Denis, un village des médias au Bourget. La livraison du réseau de transports en commun dans le nord de Paris est aujourd’hui prévue en 2023. S’il y a les Jeux, ce projet-là ne prendra pas de retard. Mais pendant sept ans, il y a aussi l’occasion de mettre un coup de booster sur plein d’autres politiques publiques. Je pense à la culture, aux start-ups de la région, en leur demandant d’inventer des technologies pour les Jeux de Paris. Ça permet sept ans, voir dix ans, de mobilisation des corps de la société. En tout cas, c’est ce qu’on espère »

L’héritage des JO d’Albertville 1992

« En 1992, il y a eu un désenclavement ferroviaire ou par les autoroutes, se souvient Sébastien Amiez, vice-champion olympique de slalom en 2002. Les infrastructures, les pistes et les remontées mécaniques ont été modifiées. Si la France est aujourd’hui le leader du nombre de journées de pratiquants de ski, c’est aussi grâce à cet héritage de 1992 ». « Les Jeux d’Albertville ont laissé un héritage économique, touristique mais aussi sportif, poursuit Edgard Grospiron, champion olympique de bosses en 1992. Aujourd’hui, on a des équipes de France présentes dans toutes les disciplines. On aimerait qu’elles fassent plus de résultats. Mais on a des clubs et des jeunes qui pratiquent. On a des champions du monde. Une candidature, ça laisse aussi un héritage sportif ».

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Paris 2024