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Les chercheurs d’or n’ont pas flanché

Camille Lacourt

Camille Lacourt - -

Sans forcer leur talent mais avec des fortunes diverses, Yannick Agnel, Camille Muffat et Camille Lacourt, les trois Français potentiels médaillés d’or olympiques, ont répondu présent lors de la 1ère journée de l’Open EDF de Paris.

Muffat a de la marge

Un succès sur 800 m. Autoritaire. Une victoire quelques minutes plus tard sur 200 m. Moins flamboyante. Camille Muffat a vécu un peu en deux temps cette 1ère journée de l’Open EDF. Un chrono de 8’23’’60 (sixième meilleure performance mondiale de l’année) en entrée. Un autre d’1’56’’21 en dessert. Mais pas la même satisfaction dans la bouche de la Française. « Le 200, ce n’est pas non plus exceptionnel, lâche-t-elle. Mais après un 800, je pense que c’est bien. Je n’avais pas du tout d’objectif de victoire. J’ai essayé de gérer le début pour en garder à la fin parce que j’étais KO dès le départ. » La faute à cette surcharge d’entraînement que la nageuse confiait ne plus pouvoir supporter avant le début de l’Open. Cependant, le discours reste optimiste tout de même. « Si j’arrive à faire un 200 m après un 800 où je me suis vraiment donné, c’est un très bon exercice pour faire un 200 où il n’y a rien eu avant. Même si je n’avais pas envie de le faire, avec la tempête et tout, les conditions qui n’étaient pas au top, j’ai relevé le défi. Si on arrive comme ça, on y arrivera quand tout sera réuni. » L’overdose peut encore attendre.

Lacourt, un 100 dos pour rien

Comme Camille Muffat, il a caché sa joie. Camille Lacourt a remporté, ce vendredi, la finale du 100 m dos de l’Open EDF. Mais l’intéressé n’en tire aucune gloriole. Et pour cause. Avec ce 100 m, Lacourt voulait se donner des repères, des indications, à trois semaines des JO de Londres. Et son chrono (54’’89), comme sa course, ne lui ont pas apporté les réponses escomptées. « Il ne s’est rien passé, pestait Lacourt face aux médias. Je voulais partir un peu doucement pour faire une belle fin de course. La deuxième partie est correcte mais comme la première est trop lente, ça ne suffit pas pour faire un bon chrono. Il n’y a pas vraiment de conséquences à tirer. » Juste une humeur maussade à la sortie du bassin. « J’aurais dû faire autre chose. Je suis un peu énervé, confesse Lacourt. C’est la dernière course avant les Jeux et elle compte pour du beurre. Inquiétant ? Non. Je sais que je répondrai présent là-bas. Le travail a été fait. Mais voilà, c’est juste un 100 m qui aurait pu me servir et qui ne me sert à rien. »

Agnel reste un peu sur sa faim

C’est l’intéressé qui le dit. Vainqueur pourtant du dernier 100 m disputé en compétition par Alain Bernard, le Niçois a gagné, certes, mais « ce n’était pas l’objectif » de son vendredi après-midi. Agnel, vainqueur quelques minutes plus tôt du 400 m nage libre, avait d’autres objectifs en tête. « Je reste un peu sur ma faim concernant le 400, appuie le protégé de Fabrice Pellerin. Et puis, je me suis lâché sur le 100 m et ça a donné quelque chose de pas trop mal. » La déception sur 400, distance sur laquelle il ne s’alignera pas à Londres, c’est surtout dans le premier 200 qu’elle se situe pour Agnel. Le champion s’était fixé un challenge bien précis. « Je ne suis pas allé assez vite sur le 200 m. Je pensais être dans une bonne forme. Ce n’est pas grave. Le 400 m n’est pas l’objectif olympique et c’est pourquoi je me suis réservé un petit 200 dans le 400. Il fallait faire un certain temps lors des premiers 200 m. Ça n’a pas été le cas. » Pas suffisant, toutefois, pour l’empêcher de sourire à sa sortie de l’eau.

A.D avec J.Ri