RMC Sport

Le XV de France veut y croire

-

- - -

Les hommes de Marc Lièvremont débutent ce samedi leur tournée dans l’hémisphère sud par une rencontre explosive contre les Blacks.

Trois ans que les Bleus n’avaient pas joué à guichets fermés dans l’hémisphère sud ! Ce samedi matin (9H35, heure française), le Carisbrook de Dunedin sera plein à craquer. Près de 30 000 spectateurs prendront place dans cette enceinte - surnommée « The house of pain » -pour assister au premier test match des hommes de Marc Lièvremont contre les Blacks. « Ce n’est pas une sinécure de venir jouer ici », confesse d’ailleurs l’entraîneur du XV de France Marc Lièvremont.

Attendus, les Bleus ? Le sélectionneur des Blacks, Graham Henry, préfère la jouer accueillant… « On adore toujours jouer contre la France, confie-t-il. C’était énorme en France, la Coupe du Monde. Ça a été un moment très spécial. » Les Blacks ont de la marge : les Français ne sont parvenus à s’imposer sur leurs terres qu’à trois reprises dans leur histoire. La dernière victoire française remonte à 1994, lorsque les Bleus de Berbizier s’étaient imposés à deux reprises sur le sol néo-zélandais.

Samedi matin, c’est pourtant bien le XV de France qui partira favori. Privée de Dan Carter, Richie McCaw, Rodney So’oialo, Chris Jack et Sitiveni Sivivatu, l’équipe néo-zélandaise est décimée par les blessures. A tel point que dans la presse locale, certains n’hésitent pas à voir dans la formation Graham Henry « la plus mauvaise équipe des All Blacks de l’ère professionnelle ». « Ils ne sont pas dans leur meilleur rugby depuis quelques années, estime Vincent Clerc. Il y a possibilité de faire quelque chose. Peut-être que leur équipe est un peu moins rôdée que d’habitude. On va essayer de les faire douter. »

Pour cela, Marc Lièvremont alignera une charnière centrale inédite, composée de François Trinh-Duc (Montpellier) et de Julien Dupuy (Leicester), encore novice en sélection. Il enregistrera également les retours de Vincent Clerc et de Pascal Papé, après de longues blessures. « On a aussi nos soucis et pas mal d’incertitudes, admet l’entraîneur du XV de France. On a de nouveaux joueurs, une charnière qui n’a jamais joué ensemble, contrairement à celle des Néo-Zélandais. »

Les Bleus disposent quand même d’un dernier argument de poids. En Nouvelle-Zélande, personne n’a oublié comment ils s’étaient imposés en quart de finale de Coupe du Monde (20-18), alors que les Blacks étaient largement favoris. « Le résultat de ce quart de finale n’est pas inoubliable, pour des raisons évidentes », glisse Graham Henry. Avant de prévenir : « La nation attend de nous une victoire ! »

La rédaction - Clément Zampa