RMC Sport

Le déclic pour Biarritz ?

Imanol Harinordoquy

Imanol Harinordoquy - -

Avec leur première victoire de la saison à domicile, décrochée face aux Saracens ce samedi (15-10), les Basques ont maintenu intactes leurs chances de qualification dans la compétition. Le BO est-il enfin lancé ?

Les sourires des Basques à l’issue du match disaient tout leur soulagement. Enfin ! Enfin, ils ont offert à leur public une victoire cette saison. « Et quelle victoire, face au champion d’Angleterre, une équipe exceptionnelle » savoure Patrice Lagisquet. Le bonus défensif arraché par les Saracens à l’ultime seconde ne saurait ternir la joie des Biarrots, troisièmes de leur poule à un petit point des Ospreys, surpris à Trévise (26-26), et de leur adversaire du jour. La double confrontation de décembre face aux Italiens pourrait permettre au BO de prendre une belle option pour le quart. « J’espère aussi que cette victoire va nous aider à redresser la barre en championnat », rappelle le directeur rugby du club, dernier de la classe en Top 14.

La bouffée d’air frais que représente la parenthèse européenne n’en est que plus appréciable. En une semaine et deux matches, les Basques semblent avoir fait plus de chemin que lors des quatre premiers mois. Le retour sur le pré des mondialistes ne peut pas être totalement étranger à ce redressement, malgré la blessure de Yachvili. « On a retrouvé un peu le BO d’antan, la dynamique qui faisait de nous une équipe crainte à domicile », sourit Jérôme Thion.

Harinordoquy et Ngwenya brillent

L’accouchement fut long et douloureux. Le public, connaisseur, appréciait les chamailleries des premières lignes mais n’arrivait tout de même pas à s’enflammer du 0-0 qui sanctionnait le premier acte. Quand Owen Farrell débloque enfin la situation (0-3, 53e), il vient de sonner le réveil du BO. C’est d’abord le capitaine Harinordoquy qui conclut dans l’en-but anglais une relance de cent mètres. Puis les guibolles élastiques de Ngwenya slaloment sur 70 mètres pour donner de l’air aux siens (15-3, 66e). Herse dressée, vertus de combat retrouvées, Biarritz ne cédera donc qu’au coup de sifflet final, sans conséquence dramatique.

Ce n’est probablement pas le match référence qu’attendaient les Biarrots. Mais le dernier du Top 14, maudit à Aguiléra depuis sept mois, a su apprécier l’après-midi à sa juste valeur. « Il fallait surtout gagner pour se remettre la tête à l’endroit, qu’importe la manière », apprécie Benoît August, épuisé par l’âpre combat. Pas le temps de souffler pourtant. La visite au Racing précèdera de quatre jours seulement le derby face à Bayonne. Au moins peuvent-ils envisager ces deux chocs avec un peu plus de certitudes.