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Amiez : "L’état d’esprit de Worley est bon"

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Après une première manche réussie, Tessa Worley a commis une faute la privant du podium sur le géant de Courchevel ce dimanche. Sébastien Amiez, membre de la Dream Team RMC Sport, retient surtout l’envie de la Française.

Sébastien Amiez, Tessa Worley a raté sa deuxième manche de géant à Courchevel après s’être classée troisième de la première manche. Est-ce une défaillance mentale ?

Il ne faut pas dire ce mot-là. La particularité de Courchevel, c’est qu’il y a de l’ombre dans le dernier mur final. Elle avait fait le plus dur, il lui restait cette porte et quatre autres sur le plat d’arrivée. Elle pensait avoir pris suffisamment de vitesse pour les quatre dernières… A-t-elle lâché un peu plus tôt ? On la voit faire une faute, ça va très vite. Elle passe à 70 km/h à cet endroit. C’est un petit moment d’inattention et peut-être aussi un manque de fraîcheur physique qui lui font faire une faute qui ne pardonne pas.

Que penser de sa performance avant cette faute ?

Le ski est là, on s’aperçoit depuis le début de saison qu’elle est au contact des meilleures. En première manche, elle a vraiment réussi à mettre le ski qu’on connaissait d’elle et qui l’avait fait devenir championne du monde. Sur la deuxième manche, l’état d’esprit est très bon, elle joue le jeu jusqu’à cette faute. Et malheureusement, c’est la sortie de piste.

Peut-elle gagner à nouveau ?

Bien sûr. Avec ce qu’elle montre aujourd’hui et ce qu’elle avait montré en début de saison, on voit que le ski est vraiment là. Techniquement, elle est beaucoup plus sereine. L’engagement est de nouveau là. L’audace aussi. Maintenant, ça ne pardonne pas aujourd’hui et c’est un quart de seconde qui coûte cher.

Chez les garçons, Victor Muffat-Jeandet signe un troisième podium cette saison…

Le ski est là, tout est en place. C’était la première fois que ça lui arrivait de s’élancer en première position en deuxième manche. Ce n’est jamais facile non plus, surtout sur une piste aussi exigeante qu’Alta Badia. Et avec deux monstres du géant qui sont quasiment sur tous les podiums (Hirscher et Kristoffersen, ndlr). Il a joué, il est là et consolide son statut. C’est un nouveau Victor Muffat-Jeandet qu’on découvre.