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Boxe : Qui es-tu Youri Kalenga ?

Youri Kalenga

Youri Kalenga - AFP

Ce vendredi, Youri Kalenga affrontera le Cubain Yunier Dorticos pour tenter de remporter son premier titre de champion du monde en catégorie poids lourds-légers. Ce Français d’adoption s’est révélé être un show-man de talent à l’approche de son combat. Un personnage méconnu qui vaut le détour.

« Il n’a boxé que des tocards ». A quelques heures d’un combat clé à l’issue duquel il sera peut-être sacré champion du monde, le Congolais Youri Kalenga annonce la couleur. Il affrontera pourtant un adversaire de taille, invaincu, le Cubain Yunier Dorticos, au Palais des Sports de Paris ce 20 mai.

La France dans la peau

Vendredi soir, c’est face à son public qu’il tentera de décrocher le titre suprême. Car s’il n’est pas Français de naissance, il pourra compter sur une communauté congolaise assidue, venue pour le soutenir. Arrivé dans l’Hexagone il y a seulement 6 ans, en cours de régularisation, Kalenga a eu le temps d’y prendre ses marques. Installé à Calais, c’est à l’USG (Gravelines) qu’il a fait ses armes et qu’il s'est préparé à décrocher sa ceinture. 

Cet amoureux de la France a son sport dans le sang et pour cause, son père était lui aussi boxeur. Mais sa réussite, il ne la doit qu’à lui-même. Le natif de Kinshasa a rapidement dû se débrouiller seul, devenu orphelin à l’âge de 9 ans. Une situation qui a forgé son caractère bien trempé, celui d’un show-man dans l’âme, qui n’a pas sa langue dans sa poche et n’hésite pas à ironiser sur ses adversaires en conférence de presse et sur le net. Il n’en est pas moins un clown triste, et a réalisé une chanson en hommage à tous les orphelins du monde l’an dernier, diffusée sur les réseaux sociaux, comme un signe qu’il n’oublie pas les difficultés qu’il a pu rencontrer dans sa jeunesse.

El Toro ne tremble pas

Kalenga a d’ailleurs hérité d’un surnom qui en dit long sur sa personnalité : « El Toro ». Prêt à encaisser les coups face à un Cubain qui n’a jamais connu la défaite, le challenger n’est pas impressionné pour un sou. En préparation depuis 3 mois, il tient à confirmer. Avec 22 victoires en 24 combats donc 15 par K.O., le taureau est persuadé de battre son adversaire « avant la limite » ce soir. « Il aura un problème avec le Toro (…) je le préviens déjà, je ne vais pas lui laisser le temps de respirer ». Ambiance. A 28 ans, celui qui souhaiterait devenir le nouveau Jean-Marc Mormeck selon ses dires pourrait d’abord devenir vainqueur du titre mondial WBA au même âge que Brahim Asloum, sacré en 2007

LF