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Tyson, toujours la boxe dans le sang

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Retiré des rings depuis 2005, Mike Tyson -multiple fois champion du monde des poids lourds WBC, WBA et IBF entre 1986 et 96- reste un fan inconditionnel de boxe, comme il l’a confirmé lors de son passage dans le Moscato Show.

La boxe, c'était mieux avant

« La boxe est moins excitante que par le passé parce que les meilleurs boxeurs n’affrontent pas forcément les meilleurs boxeurs pour les meilleures ceintures. Les promoteurs pensent d’abord à eux-mêmes avant de penser à l’intérêt de leurs propres boxeurs. Ces derniers subissent de mauvaises décisions. Avant même que le combat ne commence, on sait déjà à quoi s’attendre. Ce n’est plus du tout la même intensité. C’est dommage car ça dessert la boxe qui devrait pourtant offrir les meilleurs combats. »

Les frères Klitschko, dignes héritiers ?

« Ce sont de grands combattants. Les deux frères ont de grandes qualités. On ne les apprécie pas plus que cela aux Etats-Unis car ils ne sont pas très excitants. Mais ils méritent davantage de considération car ils sont très réguliers, et ce sont de grands champions. Leurs débuts ont été compliqués, ils n’ont jamais abandonné. Ils ont continué malgré les critiques. »

L'adrénaline des rings

« Quand je suis sur scène pour mon one man show, je ressens la même adrénaline que quand j’étais sur un ring. Il faut rester concentré et être au sommet de son art. C’est comme sur le ring, on ne peut pas refaire une prise comme au cinéma. Il faut être très concentré, vraiment précis, donc ça ressemble à la boxe. Mais vous savez, je ne repense jamais à ma carrière et je n’ai jamais fait mon livre (son autobiographie intitulée "la vérité et rien d'autre" aux éditions Les Arènes, ndlr) comme si c’était une thérapie. »

Encore un physique de champion

« Je suis devant les caméras et je veux paraître au meilleur de moi-même. Plus comme avant quand j’avais honte, après ma carrière, lorsque je suis monté jusqu’à 160 kg. J’ai une image publique que je dois entretenir comme quand je combattais. Et puis, je suis toujours en alerte par rapport à moi-même. Ca vient certainement de l’insécurité qui régnait là où je vivais quand j’étais gamin (à Brooklyn). Il faut toujours que je fasse attention à moi. »

La rédaction