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Berlin, l’enchanteur de chronos

Patrick Makau lors de son record du monde en 2011.

Patrick Makau lors de son record du monde en 2011. - -

Le marathon de Berlin fête ce dimanche son 40e anniversaire. Réputée la plus rapide du monde, la course allemande a hébergé cinq des sept dernières meilleures performances mondiales. Et pourrait bien en ajouter une huitième.

Ça va courir vite, très vite. Ce dimanche, 40 000 coureurs seront au départ du 40e marathon de Berlin mais tous les yeux seront rivés sur les athlètes éthiopiens et kényans, seuls capables de battre le record du monde (2h03’38) établi par le Kenyan Patrick Makau en 2011 sur ce même bitume allemand. Mais l’histoire entre Berlin et les records du monde du marathon a débuté un peu plus tôt, en 2003 plus exactement.

Le légendaire Kényan Paul Tergat, d’abord, est le premier à casser la barre des 2h05. Le 28 septembre 2003, il boucle les 42,195 km en 2h04’55. Nouveau chrono étalon. Il faudra ensuite attendre 4 ans pour voir un autre mythe vivant, l’Ethiopien Haile Gebreselassie, rafraichir cette marque en 2h04’26. Performance qu’il améliorera un an plus tard, avec un temps canon de 2h03’59. Enfin, c’est au tour des Kényans de reprendre le flambeau, avec Patrick Makau qui a mis tout le monde d’accord en 2011 en établissant un nouveau record du monde perché à 2h03’38.

« Un des parcours les plus plats du monde »

Mais au fait, pourquoi la capitale allemande est-elle l’hôte de performances aussi rapides ? Pourquoi Berlin est devenue « the place to run » ? « C’est sans doute le parcours le plus plat au monde, explique Julien Moreau, 26e du marathon de Berlin 2011, en 2h19’38. Il n’y a absolument aucune difficulté. » La qualité du revêtement des rues berlinoises y est également pour beaucoup. « Le bitume est tellement lisse, poursuit Dominique Chauvelier, ancien international et figure du marathon en France. Pendant 42km, on ne sent aucun gravillon. On peut porter des chaussures très légères et avoir de très bonnes sensations. » Ajoutez à cela la largeur des axes du parcours, et vous obtenez un marathon supersonique !

Sans oublier un facteur totalement indépendant de la volonté des organisateurs : la météo. « Quasiment à chaque année, les conditions atmosphériques sont idéales. Un temps dégagé, sans vent, et une température pas trop élevée. Cette année, les prévisions annoncent une température de 10°C avec 5°C ressentis. » Malgré l’absence de Patrick Makau, qui a dû déclarer forfait en raison d’une inflammation au genou gauche, le record du monde pourrait vaciller. C'est en tout cas la volonté de Wilson Kipsang, qui a déclaré que le hold-up était « faisable ». Mais Dominique Chauvelier estime que « des coureurs éthiopiens, pas forcément connus, pourraient créer la surprise ». Bref, une fois encore, ce marathon s’annonce bien palpitant.

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Guillaume Depasse