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Lemaitre : « Je ne me sens pas comme un leader »

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Pénalisée par le vent samedi lors des « France » à Albi, la star du sprint tricolore n’a pas réussi à battre le record national du 200m (20’’08). S’il se dit « maudit » sur cette distance, il attend les Mondiaux de Daegu (27 août-4 septembre) avec impatience mais refuse d’endosser le rôle de leader des Bleus.

Christophe Lemaitre, le vent vous a empêché de battre le record de France du 200m. Pas trop déçu ?

Je me suis fait une raison. Je suis maudit sur cette distance cette saison. Il y a eu de mauvaises conditions climatiques qu’on ne peut pas contrôler. Le vent a tourné. Ça a tout gâché. C’est dommage. Ce n’était pas mon jour. C’est rageant car je sais que j’avais le record de France dans les jambes.

Quelles étaient vos sensations ?

J’étais bien, concentré. J’ai eu quelques soucis dans le virage. A la sortie, j’ai été déporté à l’extérieur, donc j’ai perdu un peu de temps. J’ai couru les derniers 100 mètres comme d’habitude. J’étais très bien lancé. Ça allait vite. Je ne vais pas me plaindre de ce point de vue là.

Vous avez enchaîné beaucoup de courses ces derniers temps…

J’ai géré cela sans trop de difficulté. Les chronos ont toujours été là. Je retrouve des bonnes sensations. C’est encourageant. Le contexte sera différent pour les championnats du monde. Il faudra se donner à fond.

« Je suis maudit sur 200m »

Que retenez-vous de ces championnats de France ?

Ils étaient très bons. J’ai retrouvé du plaisir. J’étais dans un état d’esprit différent que lors des meetings de la Diamond League. Je vais m’accorder un break de six jours. Je vais en profiter pour me détendre et récupérer de la fatigue avant de réattaquer une bonne préparation en vue des championnats du monde. Quels seront mes objectifs ? Toujours les mêmes. La finale est plus qu’accessible sur 100m. Sur 200m, j’ai plus de chances d’obtenir un podium.

A Daegu, vous serez l’un des leaders de l’équipe de France. Est-ce une pression supplémentaire ?

Non pas vraiment. Je ne me sens pas comme un leader de l’équipe de France. Il y a des athlètes plus qualifiés que moi pour endosser le rôle de capitaine. Je préfère aller aux Mondiaux sereinement, et continuer ma progression tranquillement. On verra dans quelques années…