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"Amazing Teddy"!

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Maryse Ewanjé-Epée, membre de la Dream Team RMC Sport, rend hommage à Teddy Tamgho, médaillé d'or au triple saut ce dimanche aux Mondiaux de Moscou.

“ He is an amazing jumper; his last jump was the true mark of a great champion” (C’est un sauteur incroyable; son dernier saut est la signature d’un grand champion”. C’est par ces mots que le Goëland, Jonathan Edwards, détenteur du record du monde avec 18m29 a accueilli la performance de Teddy Tamgho, nouveau champion du monde de la discipline avec la 3ème performance de tous les temps: 18m04. Le champion est de retour, 21 mois après sa disparition des stades pour cause de blessure et de suspension pour mauvais comportement.

Il a géré son purgatoire patiemment, apprenant à ronger son frein, à discipliner son comportement, toujours présents sur les grands rendez-vous de ses coéquipiers pour les soutenir et probablement aussi, pour conserver intacte l’envie de revenir plus fort.
Auprès de lui, un homme discret, pièce maitresse de sa réussite, le Cubain Yvan Pedroso, champion olympique et nonuple champion du monde du saut en longueur que Teddy Tamgho a débauché en lui demandant au culot, à la « Tamgho » de s’occuper de lui, voilà presque trois saisons, alors qu’il avait en charge la préparation de ses compatriotes.

Et les premiers mots du nouveau champion du monde ont résumé les années d’expériences, d’erreurs et de galère qu’il a exorcisées par ses sauts d’un autre monde. Il a remercié son entourage, ses coéquipiers, son entraineur, et il a promis qu’il ne monterait plus sur le podium avec sa casquette vissée sur la tête comme lors de son sacre européen en salle à Paris-Bercy, en 2011.

« Akapko comme Arron »

La Marseillaise a donc finalement résonné à Moscou en conclusion d’un Mondial où les jeunes pousses se sont illustrées par leur culot à toute épreuve, comme dans le 4X100 m féminin ou Céline Distel-Bonnet, Ayodélé Ikuesan, Myriam Soumaré et Stella Akapko ont pris tous les risques pour gagner leur Graal, raflant même la deuxième place au nez des Américaines médusées avant d’être finalement disqualifiées pour un passage hors-zone. La dernière ligne droite d’Akapko avait médusé les observateurs, comme il y a dix-sept ans ans, celle de Christine Arron à Budapest (Euro).

Avec quatre médailles et neuf places de finalistes, la France fait un mondial plus que correct mais il faudra rénover les épreuves quasi sinistrées (sauts féminins ; lancers hommes et femmes malgré une super Mélina Robert-Michon ; sprints individuels femmes, demi-fond femmes…) pour faire de la sélection tricolore une nation majeure de l’athlétisme mondial.

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Maryse Ewanjé-Epée