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Championnats d’Europe : La nouvelle vague bleue

Jimmy Vicaut

Jimmy Vicaut - -

Renaud Lavillenie et Mahiedine Mekhissi emmènent, à partir de ce vendredi, une équipe de France rajeunie aux championnats d’Europe en salle de Göteborg. Mais même privés de quelques têtes d’affiche, les Bleus espèrent faire parler d’eux.

Deux ans ont passé et l’équipe de France a bien changé. Après les derniers championnats d’Europe en salle à Paris-Bercy où la délégation tricolore avait récolté un record de 12 médailles, dont 5 en or, les Bleus se présentent avec un tout autre visage à Göteborg (1er au 3 mars). Exit, pour diverses raisons, les Leslie Djhone, Christophe Lemaitre ou Teddy Tamgho, et place à la jeune génération. Composée de 32 athlètes, dont une partie n’a pas encore de références au niveau mondial, l’équipe de France a des ambitions revues logiquement à la baisse.

« Compte tenu du potentiel dont on dispose, l’objectif peut tourner autour de 5 ou 6 médailles, ce qui serait très bien, annonce Bernard Amsalem, le président de la Fédération française d’athlétisme. C’est bien en deçà de 2011, où on a fait les championnats d’Europe en salle à Bercy. On était à domicile, toute l’équipe était là et on avait battu le record historique avec 12 médailles. Si on sort avec 6 médailles de Göteborg, ce serait très correct. » Si Pascal Martinot-Lagarde (60m haies), Eloyse Lesueur (dames) ou encore Myriam Soumaré (60m) peuvent ramener des breloques au contingent français, c’est principalement de quatre autres têtes d’affiche que les résultats seront attendus.

Amsalem : « S’inspirer de Lavillenie »

Double tenant du titre et auteur de la meilleure performance mondiale de l’année à la perche (5,94m), Renaud Lavillenie devrait, sauf cataclysme, réaliser la passe de trois. Bernard Amsalem attend beaucoup du champion olympique. « Lavillenie, c’est un métronome, il ne déçoit jamais. Il est là quand il le faut. C’est un modèle pour tous les athlètes, au-delà des perchistes, souligne le dirigeant de la FFA. J’espère que l’équipe de France va s’inspirer de ce tempérament, de cette attitude. » De retour en indoor après trois saisons d’absence, Mahiedine Mekhissi, médaillé d’argent sur 3000m steeple à Londres, tentera de faire au moins aussi bien sur 1500m.

Tenante du titre en pentathlon, Antoinette Nana Djimou tentera le doublé même si elle n’a pas disputé une seule épreuve combinée depuis le début de saison et arrive donc en Suède sans repère. « Je suis zen, je n’y pense pas trop, mais si je vais là-bas, c’est pour défendre mon titre », lâche la native de Douala (Cameroun). Et en l’absence de Christophe Lemaitre, qui a décidé de faire l’impasse, Jimmy Vicaut peut confirmer sa montée en puissance sur 60m. A 21 ans, le 2e meilleur performeur européen de la saison (6’’53) et leader du sprint français sur la ligne droite en indoor, peut prouver que même en l’absence de certains grands noms, l’équipe de France a fière allure. 

Alexandre Alain avec Julien Richard