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Diniz : « Je ne me suis jamais senti aussi bien »

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A 31 ans, le marcheur Yohann Diniz sera l’une des principales chances de médaille française lors des Mondiaux de Berlin qui débutent ce week-end.

Yohann Diniz, comment se déroule votre préparation ?
Physiquement je n’ai pas eu de problèmes cette saison donc ça va. Après cinq semaines de stage à Font-Romeu (Pyrénées Orientales), j’ai eu une petite période de récupération en début de semaine. Et là je pars à Spala, en Pologne, au centre olympique polonais. On va finir tranquillement notre préparation là-bas. C’est un centre flambant neuf, très réputé et parfaitement équipé. Il est situé à 400 kilomètres de Berlin donc on aura à peu près les mêmes conditions climatiques.

Avez-vous digéré votre abandon aux Jeux Olympiques de Pékin l’été dernier ?
Bien sûr. J’ai rebondi depuis. De toute façon, on se sert de chaque défaite pour progresser. J’ai fait un 50 km au mois de mars avec l’objectif de retrouver des sensations et du plaisir sur la distance. Et ça s’est très bien passé puisque j’ai réalisé la meilleure performance mondiale de l’année. Tous les indicateurs sont au vert. L’entraînement se passe très bien, physiquement je suis présent. Maintenant il y aura des athlètes médaillés olympiques face à moi. Ce sera eux les favoris, et je serai derrière en tant qu’outsider. J’espère tirer mon épingle du jeu. Quoi qu’il en soit, je suis dans un autre état d’esprit que l’année dernière.

Dans quel état d’esprit étiez-vous l’année dernière ?
Je n’avais pas l’impression d’être aux Jeux. J’avais la sensation d’évoluer dans un milieu artificiel. Il y avait aussi tout le contexte politique autour de la compétition. Je n’étais vraiment pas dedans. J’avais une étiquette de favori, mais j’étais plus là en tant que spectateur. A Berlin, ce sera complètement différent. J’ai vraiment à cœur de réussir. Je suis confiant.

Vous vous êtes entouré d’un nouveau staff…
J’avais besoin d’autre chose. Là, j’ai vraiment toute une équipe derrière moi avec un nouvel entraîneur. Ils m’ont aidé toute l’année. On bosse main dans la main et on s’entraîne beaucoup. Tout va bien, ça n’a même jamais été aussi bien. Je suis dans des conditions idéales.

Grâce à vous, l’image de la marche est en train d’évoluer de manière positive en France…
Je pense que mon titre de vice-champion du monde à Osaka (en 2007 au Japon, ndlr) y est pour beaucoup. La Poste, mon employeur, a aussi énormément œuvré pour la discipline. Quand j’ai fais une campagne de pub pour Adidas, c’était assez original. Ça a amené un autre regard sur la discipline. Avant, on se moquait un peu de nous. Maintenant les gens s’arrêtent et me demandent des renseignements. C’est une bonne chose.

propos recueillis par RMC Sport