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Doucouré : « Revenir au sommet »

Forfait pour les Mondiaux de Berlin, Ladji Doucouré ne baisse pas les bras et espère bien revenir au plus haut niveau

Forfait pour les Mondiaux de Berlin, Ladji Doucouré ne baisse pas les bras et espère bien revenir au plus haut niveau - -

Blessé aux adducteurs, Ladji Doucouré est contraint de mettre un terme à sa saison.

Ladji, avec cette nouvelle blessure aux adducteurs, votre saison est belle et bien terminée.
A un moment donné, il faut savoir dire stop. Mon corps a décidé que ma saison 2009 s’arrêtait aujourd’hui. J’ai tout donné après ma blessure au dos pour arriver fin prêt aux championnats du Monde à Berlin. Malheureusement, mes adducteurs m’ont lâché. J’imagine que toutes ses blessures sont liées. J’ai senti un craquement il y a deux jours lors d’une séance de musculation. Je ne savais pas trop ce qui s’était passé, surtout que la douleur n’était plus là après 48h. C’est en passant l’IRM aujourd’hui qu’on s’est rendu compte de l’étendu des dégâts. Ca ne sert à rien d’insister. Je ne serai pas prêt pour Berlin.

Comment vivez-vous ce nouveau coup du sort ?
C’est dur de louper un championnat du Monde. Je me suis entraîné tout au long de l’année pour cet objectif. Je n’avais qu’une chose en tête : Berlin. Maintenant, j’ai bien conscience que tous les sportifs de haut niveau passent par des moments difficiles. Pour la première fois depuis très longtemps, je me retrouve en vacances début août. Le seul problème, c’est qu’il s’agit de vacances forcées. Je vais donc couper pendant plus d’un mois avec l’athlétisme. J’ai prévu de reprendre l’entraînement mi-septembre, début octobre. Je ferai à ce moment là un bilan complet de mon physique pour repartir sur de bonnes bases.

Mais depuis votre titre de champion du monde 2005, vous n’avez pas connu de saison sans blessure…
C’est vrai, mon corps ne me laisse pas tranquille. J’en ai marre. Si le chat noir qui s’est installé sur mon paillasson pouvait aller voir ailleurs, ça m’arrangerait. C’est chiant, vraiment. J’ai donné beaucoup de moi depuis quatre ans. J’ai toujours couru après le temps. Maintenant, j’espère repartir jusqu’à Londres sans la moindre galère. J’ai bien conscience de ne plus avoir le même corps qu’il y a cinq ou six ans. C’est pour ça que je vais prendre le temps de me poser les bonnes questions.

L’envie est-elle toujours présente ?
Oui, plus que jamais. Je veux revenir au sommet. L’année prochaine, il y a les championnats du Monde en salle et les championnats d’Europe. Je reste ambitieux. Je suis un compétiteur, ça me rend triste de devoir déclarer forfait pour un championnat du Monde. Mais je sais que ma place se situe tout en haut.

La rédaction