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Lemaitre : « Ce n’est que l’entrée »

Christophe Lemaitre

Christophe Lemaitre - -

Heureux comme le gamin de 20 ans qu’il est, Christophe Lemaitre a prévenu : le 100m n’est pas tout. Il attend le 200 avec impatience.

Christophe, c’est un jour exceptionnel pour l’athlétisme français avec votre titre et la troisième place de Martial Mbandjock.
Avec Martial, on a fait ce qu’on devait faire. On a fait une belle course en se donnant à fond. C’est cool, ce qu’on a fait.

Que vous êtes-vous dit avant votre course ?
Rien. J’étais concentré sur ma course. Je pensais à ce que je devais faire. Je savais que je devais me battre jusqu’au bout. Je me répétais que ce n’était qu’un sport et qu’il fallait prendre du plaisir. C’est ce que j’ai fait. J’ai pris du plaisir en donnant tout pour gagner.

« Je ne me suis pas désuni »

Quelle seconde partie de course après le plus mauvais départ des finalistes !
J’étais mis sous pression mais je ne me suis pas désuni. Je me suis bagarré jusqu’à la ligne d’arrivée. Au bout, j’ai cassé comme un fou. Je suis content.

C'est la première page d'une belle histoire?
Ce n’est que le début. Ce sont les championnats d’Europe mais ce 100m n’était que l’entrée. Le 200m sera le plat de résistance. Là, j’ai vraiment des ambitions de médailles d’or et je me donnerai à fond pour ça (sic).

Avec Martial, vous êtes-vous parlé avant ?
Dans la chambre d’appel, on s’est encouragé. Ensuite, c’était chacun pour soi même si on porte le même maillot. On est ennemis de sprint mais camarade.

Qu’est-ce cela fait de réaliser un tour d’honneur avec un drapeau français sur les épaules ?
C’est cool. C’est la première fois que cela m’arrive. Je pense que je ne vais pas oublier cette soirée.

Que représente ce titre européen ?
Cela représente des années de travail, tout le club d’Aix-les-Bains était derrière moi, mon entraîneur Pierre Carraz. J’ai couru pour eux. Ce n’est que du sport et je n’avais pas de raison d’avoir la pression.

Propos recueillis par François-Xavier de Chateaufort à Barcelone