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Marion Jones nie toujours s’être volontairement dopée

Jones, invitée de l'Oprah Winfrey Show sur CBS, le 29 octobre dernier, a nié avoir voulu s'être dopée.

Jones, invitée de l'Oprah Winfrey Show sur CBS, le 29 octobre dernier, a nié avoir voulu s'être dopée. - -

Deux mois après sa sortie de prison, l’ex superstar de l’athlétisme, invitée sur une chaine de télévision américaine, a nié avoir voulu se doper, affirmant avoir été abusé par son entourage.

Les six mois de prison effectués par Marion Jones pour entrave à la justice américaine dans le cadre de l’affaire Balco ne semblent pas avoir eu beaucoup d’effets sur la probité de sa parole.

L’ex championne d’athlétisme, invitée le 29 octobre de l’Oprah Winfrey Show sur CBS, a affirmé qu’elle « pensait prendre des compléments alimentaires, mais certainement pas des produits qui améliorent la performance. »

Jones qui a admis en octobre 2007 avoir utilisé de la THG (tetrahydrogestrinone), un stéroïde anabolisant de synthèse, avant les Jeux de Sydney, a toujours affirmé avoir été abusé par son entraineur Trevor Graham et le patron du laboratoire Balco Victor Conte.

Celle qui a remporté cinq médailles aux JO de l’an 2000 (rendues depuis au CIO) a été condamné pour parjure dans le cadre d’usage aux produits dopants ainsi que dans une affaire de fraude fiscale impliquant Tim Montgomery, son ancien partenaire et sprinteur.

Conte, qui est aussi passé par la case « Prison » dans le cadre de l’affaire Balco, a vivement réagit aux dénégations de son ancienne cliente. « Je n’arrive pas à croire que Marion continue de mentir. » L’ex patron du laboratoire avait expliqué aux enquêteurs comment, en avril 2001, quatre mois avant les Mondiaux d’Edmonton, dans un hôtel en Californie, il avait appris à Jones comment s’injecter de l’hormone de croissance.

« Il ment », a simplement rétorqué Marion Jones à la télévision. Jones avait intenté un procès pour diffamation à Victor Conte après les révélations du cerveau de l’affaire Balco à la justice américaine. Un procès abandonné par la suite mais qui aura coûté plusieurs dizaines de millions de dollars à chacune des parties.

Selon CJ Hunter, un ancien compagnon de Marion Jones du temps des Jeux de Sydney, lanceur de poids, également compromis dans l’affaire Balco, la sprinteuse américaine s’était délibérément dopée.

Jones, 33 ans, a profité de son passage sur CBS pour annoncer sa retraire sportive.

La rédaction