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Moscou enfin « chaud-bouillant » !

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Maryse Ewanjé-Epée, membre de la Dream Team RMC Sport, évoque l'ambiance des Mondiaux de Moscou, trop calme dans un premier temps avant de grimper en flèche ces derniers jours.

J+8 des championnats du monde ce samedi et enfin le stade s’éveille, gronde, rugit même pour ses athlètes locaux et pour les stars de l’athlétisme. L’édition 2013 du grand rendez-vous avait commencé timidement, de manière presque feutrée, et même Usain Bolt qui avait convoqué les éclairs et la foudre le jour du 100 m n’avait pas réussi à mobiliser en masse les Moscovites. On ne l’avait d’ailleurs jamais vu aussi maussade pendant une cérémonie protocolaire depuis son adoubement en 2008 comme Dieu du stade.

Depuis la victoire de Yelena Isinbayeva au saut à la perche jeudi et d’Aleksander Menkov vendredi, des frémissements très nets se faisaient sentir et ce samedi, jour de grande sortie pour la délégation russe, le stade était presque plein et son public s’en donnait à cœur joie.

« Les Russes sont fous de Bolt »

Ce samedi, les ors de Svetlana Shkolina au saut en hauteur et du 4X400 m féminin, complétés par d’autres podiums russes (en hauteur, et au javelot) ont transformé le Luzhniki Stadium en stade de football et c’était « chaud-bouillant » selon l’expression consacrée. Les murs chargés d’histoire portent haut la vibration et les cris et on a oublié qu’il y a 30 ans aux Jeux Olympiques, les sifflets accompagnaient les performances de tous les « non-Russes ».

L’eau de la Moskaya a depuis coulé sous les ponts ; les Russes sont fous de Bolt, des championnes jamaïcaines et américaines et de leurs champions et à l’heure où j'écris ces lignes, ils sont plusieurs centaines à attendre bruyamment (en scandant « Spa-ci-ba !Spa-ci-ba ! » « Merci ! Merci ! ») devant les grilles du stade les sorties de leurs héros, pour guetter un salut furtif où grappiller un autographe.

Ce dimanche, dans la marmite, trois Bleus mijoteront pour je l’espère fondre un métal précieux au triple-saut. Teddy Tamgho de retour dans l’élite, Yoann Rapinier, qui s’est invité en trois bonds au même niveau et Gaetan Saku Bafuanga Baya, leur cadet, tenteront un coup de poker à la française en profitant d’une ambiance qui est presque l’élément indispensable à leurs bondissantes performances.

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Maryse Ewanjé-Epée