RMC Sport

Coupet : « Peur de la panne mécanique… »

Grégory Coupet se lance dans le trail

Grégory Coupet se lance dans le trail - -

Deux ans après avoir raccroché les crampons, Grégory Coupet va participer ce dimanche à sa première épreuve de course à pied : le trail Maxi Race d’Annecy (87 km !). A quelques jours de l’évènement, la pression monte. Entretien avec ce féru de sport qui vise d’abord et avant le plaisir

Greg, à quelle course allez-vous donc vous attaquer ?

Il s’agit de la Maxi Race d’Annecy. C’est dimanche prochain. Je suis même le parrain de la course ! La course en elle-même fait 84 kilomètres mais ils ont changé un peu le parcours en raison des conditions climatiques. Au lieu de faire le parcours sur un dénivelé de 10 000 mètres, on le fera sans doute sur un dénivelé de 5 700 mètres. Du coup, on parcourra 87 kilomètres au lieu des 84 prévus. D’ailleurs, depuis deux jours, j’ai des potes qui me disent que je suis complètement malade de me lancer là-dedans !

Vous auriez pu viser plus petit… Comment cette idée folle vous est venue ?

J’ai l’habitude de connaître des gens qui sont un peu déglingués comme Emmanuel Trotot. A la base, c’est un pote qui habite sur Paris. Il a ce don-là d’être comme moi, on va dire. Pas maigrichon mais pas un mec hyper attentif dans la préparation. Il a fait notamment la Diagonales des Fous (raid à la Réunion), il est finisher et c’est ce qui m’attire chez ce mec-là. Il profite de la vie à mort et il n’est pas du genre stressé de la vie. C’est lui qui m’a entraîné là-dedans. Mentalement, il est très fort et c’est aussi pour cela que je me lance là-dedans, pour mieux le connaître parce que ce gars-là me fascine.

Quand vous étiez joueur, vous avez été dirigé par un coach particulièrement féru de course à pied, à savoir Paul Le Guen. Parliez-vous ensemble de running ?

Avec Paul, j’avoue qu’on en avait pas vraiment parlé à l’époque donc je ne sais pas si lui était déjà orienté là-dessus. Aujourd’hui, je m’aperçois qu’autour de moi, il y a énormément de monde qui fait de la course à pied. Le trail, c’est encore autre chose. J’ai l’impression que c’est encore plus convivial parce qu’à la différence des semis et marathons où les gens se basent avant tout sur un chrono, le trail, c’est plus un défi personnel pour beaucoup de gens.

Quand vous étiez joueur pro, vous aimiez courir ?

Oui, beaucoup ! J’adorais courir. J’aimais les préparations, pas l’extrême, hein, parce que j’adorais ce côté généreux dans l’effort. Tu as juste à donner physiquement et c’est une chose que j’adore. Pour la course, je suis tout de suite dans mon élément mais je suis conscient que je tape un peu trop haut … J’y vais et même si je ne le finis pas, on verra bien. Je n’ai pas de pression de résultat. J’y vais à la découverte mais je n’irai pas à la mort (Rires).

Commencez-vous à ressentir une certaine pression ou pas du tout ?

J’y pense parce que c’est une grande première pour moi. Je n’ai jamais fait de course sauf un ou deux 10 kilomètres donc là, je passe tout de suite à l’extrême. C’est un vrai bonheur, je l’avoue, parce que depuis 5 mois, c’est ce qui me motive à aller courir. Je découvre plein de lieux et plein d’endroits et ce que j’espère, même si je stresse un peu maintenant, c’est de découvrir un monde. J’attends de connaître les hommes. Je vais certainement flipper. Le seul doute que j’ai, c’est que les jambes peuvent lâcher notamment ma jambe gauche où j’ai été opéré du genou et de la cheville. J’ai plus peur de la panne mécanique que mentale, on va dire.

Avez-vous suivi un programme de préparation spécifique ?

Je n’ai pas de préparation. Je ne veux pas me prendre la tête. Dès que je pouvais aller courir, j’y allais. Avant je courais une heure, une heure et quart maximum, j’avais l’impression d’avoir tout donné … Quand mon pote m’a inscrit à ce truc là et m’a dit on y va, et banco. Je me suis mis à courir deux heures du jour au lendemain. Ça m’a rappelé ma jeunesse quand j’allais courir avec mon chien. J’ai redécouvert les sensations de jeunesse. Je suis dans le plaisir, ça passe ou ça casse. Je vais en chier, je le sais, mais je vais prendre plaisir à en chier. Après, si cela ne passe pas, ce n’est pas grave.

A lire :

- Zoë : une américaine au grand coeur

- Les femmes nouvelles stars du Running !

- Tout savoir pour bien courir