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Dopage: Eid Naser trouve "normal" de manquer des contrôles antidopage

La Bahreïnie Salwa Eid Naser, championne du monde du 400 mètres, estime avoir "seulement manqué trois contrôles" antidopage et ne comprend pas sa suspension provisoire infligée par les instances dirigeantes.

Salwa Eid Naser ne voit pas d'inconvénient à manquer des contrôles antidopage. La jeune athlète bahreïnie (22 ans), dont la suspension provisoire pour manquements aux obligations de localisation a été annoncée vendredi, assure qu'elle ne s'est pas dopée et relativise le problème des "no-shows".

"Je n'ai jamais été une tricheuse. J'ai seulement manqué trois contrôles, ce qui est normal", s'est-elle défendue dans un live Instagram. "Ça va aller", a-t-elle ajouté, manifestement détendue par rapport à l'infraction qui lui est imputée. "Cela arrive. Ça peut arriver à n'importe qui. Je ne peux pas que les gens confondent tout, parce que je n'aurais jamais triché. Cette année, je n'ai pas été contrôlée. J'espère que ça va être résolu, parce que je n'aime pas l'image que cela donne", a-t-elle ajouté.

Une progression fulgurante

Les sportifs de très haut niveau sont soumis à de scrupuleuses obligations de localisation (adresse, stages, entraînements, compétitions), devant en plus renseigner chaque jour un créneau d'une heure et un lieu afin de pouvoir être testé de façon inopinée. Trois manquements à ces obligations (un contrôle manqué ou des renseignements imprécis) en moins d'un an sont passibles de deux ans de suspension.

Devenue championne du monde du 400m en 2019, Salwa Eid Naser avait devancé la favorite bahaméenne Shaunae Miller-Uibo (48.37). Une performance réalisée avec une vitesse qui n'avait tout simplement pas été vue depuis 34 ans et le record du monde de l'Allemande de l'Est Marita Koch en 1985. Avant cela, la Nigériane d'origine a une progression fulgurante depuis les Jeux olympiques de Rio en 2016 (éliminée en demi-finales à 18 ans) avec un gain de près d'une seconde par saison.

JA