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Inocencio : « Lavillenie s’en tire bien »

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie - -

Victime d’une fracture de la main gauche ce mardi à l’entraînement, le meilleur perchiste français, réel espoir de médaille aux JO, sera opéré ce mercredi à Clermont-Ferrand. Selon son entraîneur, joint par RMC Sport, la durée de son absence sur les sautoirs est estimée entre quatre et six semaines.

Damien, que s’est-il passé ce mardi à l’entraînement pour Renaud Lavillenie ?

Quelque chose d’assez habituel dans notre discipline. Sa perche a cassé sur trois parties, dont une pile sur sa main gauche, ce qui a occasionné une fracture du troisième métacarpe. C’était impressionnant. Un morceau de quatre mètres de la perche s’est retrouvé à vingt mètres du sautoir ! C’est une blessure assez importante. Il a été pris en charge par un professeur de Clermont-Ferrand et sera opéré ce mercredi en fin de matinée. Il y aura quelques semaines d’arrêt. C’est dommage car il était énorme à l’entraînement ces temps-ci, au-dessus de tous ses records.

Cela remet-il en cause le programme d’entraînement de Renaud ?

Après l’opération, il va se reposer, puis il pourra courir de nouveau. On va légèrement changer le programme, axer sur plus de course. Il ne pourra pas sauter en janvier. Selon le professeur qui va l’opérer, son absence devrait durer de quatre à six semaines. Donc dans le pire des cas, il pourra sauter en février. Pas question pour l’instant de renoncer aux Mondiaux en salle à Istanbul, au mois de mars. 

Comment a-t-il pris la blessure ?

Moralement plutôt bien. Les perchistes sont des casse-cous. Il l’a pris avec le sourire, même s’il a ri jaune quand il a appris la fracture. Mais bon, mieux vaut une fracture de la main plutôt qu’une lésion aux ischio-jambiers. On s’en tire bien.

Pas d’inquiétude pour les Jeux de Londres ?

Les JO sont très loin (fin juillet 2012, ndlr). On se fait un peu de souci pour la saison hivernale en salle, mais pas pour l’été. Cet accident occasionne quelques semaines de retard. Rien d’irrattrapable.

Propos recueillis par François-Xavier de Châteaufort