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Kotut, Jepkesho, Bommier, record de participation : le bilan du 40e marathon de Paris

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Malgré un dispositif de sécurité renforcé, la 40e édition du marathon de Paris s’est déroulée dans une atmosphère de fête ce dimanche. Alors que les Kenyans ont triomphé chez les hommes et les femmes, l’épreuve a enregistré un nouveau record de participation avec 43 317 coureurs au départ.

La fête quand même

Moins de cinq mois après les attentats de Paris et deux semaines après ceux de Bruxelles, le marathon de Paris se disputait dans un contexte forcément alourdi. Ce qui n’a pas empêché un nouveau succès populaire ce dimanche. « On a beaucoup d’images en tête pour ce 40e marathon de Paris. La sécurité est toujours là autour de nous, elle est présente. Tout s’est bien passé », pouvait se réjouir Edouard Cassignol, le directeur de l’épreuve pour ASO (Amaury Sport Organisation). Une satisfaction d’autant plus grande que la course parisienne a enregistré un nouveau record de participation avec 43.317 coureurs au départ, contre 41.342 l’an passé. 

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Les Kenyans au sommet

Après sa victoire sur le semi-marathon de Paris début mars, le Kenyan Cyprian Kotut s’est adjugé l’épreuve reine de la capitale. Lui qui disputait, à 24 ans, le deuxième marathon de carrière, a livré une course très intelligente pour s'imposer. « Je ne savais pas trop si je devais accélérer ou non, car je ne connais pas encore trop le format de course. J'envisageais simplement de battre mon record personnel », a déclaré Kotut, vainqueur en 2h07’11’’ devant ses trois compatriotes Laban Korir, Stephen Chemlany et Micah Kogo. Chez les femmes aussi le triomphe fut kenyan. Visiline Jepkesho s’est imposée en 2h25'52, devançant les Ethiopiennes Gulume Chala et Dinknesh Tefera.

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Bommier prend date

Premier Français à l’arrivée du marathon de Paris, en 2h15'36', Timothée Bommier a tout de même tenu à nuancer sa performance du jour. « C’est de bon augure pour le marathon français. Ma place aujourd’hui n’est pas vraiment une surprise, on connaît tous nos niveaux. Après il ne faut pas s’enflammer, 2h15, ce n’est pas une excellente performance sur le plan international, mais c’est très bon au niveau national, a concédé le Clermontois à son arrivée. J’ai conscience du travail qu’il me reste à accomplir pour combler l’écart avec les meilleurs. »

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Malaty rate les Jeux

Benjamin Malaty ne s’envolera pas pour Rio en août prochain. Deuxième Français à l’issue de la course, l’athlète tricolore a terminé l’épreuve en 2h16, à cinq minutes des minima olympiques. Au moment de faire le bilan, le marathonien français est apparu fataliste : « Je ne vois pas cette deuxième place comme une défaite. Timothée (Bommier) a fait une course plus intelligente que moi. Au niveau musculaire, c’est incroyable comme les derniers kilomètres ont été durs. Mais le sport, c’est comme ça, je n’essaie pas de me trouver des excuses. » Concernant son avenir, Benjamin Malaty a confié qu’il souhaitait faire un break pour recharger les batteries : « Je crois qu’il faut savoir couper un moment. Mon prochain marathon, ce sera peut-être dans un ou deux ans, je ne sais pas, il faut que je revienne avec plus de confiance. Ça fait deux ans que je n’ai pas fait une belle course, psychologiquement c’est dur. »

B.Duguine