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Lavillenie et Mesnil au rendez-vous

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Les perchistes tricolores Renaud Lavillenie et Romain Mesnil se sont facilement qualifiés mercredi matin pour la finale, prévue vendredi (20h). Une mise en bouche tranquille, de bon augure pour la grande bataille aux sommets.

Il fallait bien quelques sueurs froides pour égayer la matinée somme toute bien tranquille des perchistes français. Romain « le coquin » s’y est gentiment collé, en échouant lors de son premier essai sur une modeste barre à 5,35m. Un doute passager, bien vite effacé par un Mesnil de gala en finale de la perche au JO pour la première fois de sa carrière. A 35 ans, après déjà trois Jeux au compteur et avoir effacé une barre à 5,60m. « Ça me fait super plaisir pour mes quatrièmes JO, pouvait savourer le vice-champion du monde 2007 et 2009. J’ai utilisé mon expérience pour passer sans m’employer. Le meilleur reste à venir. Je suis confiant. »

Détenteur de la meilleur performance mondiale de l’année (5,97m), Renaud Lavillenie a dominé la session de qualification avec un saut à 5,65m, à égalité avec l'Allemand Raphael Holzdeppe. Lui aussi disputera sa première finale olympique au milieu de 14 athlètes au lieu des 12 appelés habituels. Une décision prise par les juges à la demande des sauteurs qui souhaitaient ne pas trop faire durer la session. Le scenario n’est pas sans rappeler celui des Mondiaux de Daegu au cours desquels le futur vainqueur polonais, Pawel Wojciechowski, avait été repêché de la même manière. Ironie de l’histoire, ce même Wojciechowski a été éliminé en échouant à trois reprises à 5,35m. Médaillé d’argent en Corée, le Cubain Lazaro Borges a connu le même sort après un échec à 5,50m.

Lavillenie : « L’objectif est atteint »

Délesté de ses deux bourreaux de Daegu, Renaud Lavillenie s’avance vers la finale avec le statut de grand favori. Serein, le natif de Barbezieux Saint-Hilaire avouait ses bonnes sensations éprouvées sur le sautoir londonien. « J’ai réalisé de très bonnes qualifications. J’ai pu voir que j’étais en forme. J’ai mon billet pour la finale. L’objectif est atteint. C’était une formalité. Sur ce sautoir, on a 80% du vent de face. Ça handicape un peu. La piste rapide atténue ça, mais on est tous dans les mêmes conditions. »

Double champion d’Europe en 2010 et 2012, tous les voyants sont au vert pour propulser Lavillenie (25 ans) sur le toit de l’Olympe et succéder ainsi à Jean Galfione, dernier champion olympique de la perche tricolore, sacré en 1996.

S.R