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Lavillenie : « Je vais retrouver mon sautoir »

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

Sur le chemin du retour, après une blessure au pied survenue lors son record du monde du saut à la perche le mois dernier (6,16m), Renaud Lavillenie a fait un détour par La Plagne pour assister au « Shred It », événement organisé par Kevin Rolland. L’occasion de revenir sur leur amitié naissante.

Renaud, comment évolue votre convalescence ?

Au niveau du pied, ça va vraiment bien. Je reprends l’entraînement cette semaine. Après, je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire car c’est un peu au jour le jour. Mais la bonne chose, c’est que la cicatrice est super et les douleurs commencent à disparaitre de plus en plus. C’est bientôt du passé. Je vais retrouver mon sautoir.

Avant de reprendre la perche, vous avez d'abord eu envie de chausser les skis. Pourquoi avoir décidé de venir au « Shred It », l'événement de Kevin Rolland ?

Juste après les Jeux Olympiques, Kevin m’a proposé de venir ici à La Plagne. Je me suis dit que sur le principe, ça pouvait être pas mal. Profiter de ce petit week-end à la montagne pour changer d’air. Au final, voir le spectacle de super près, presque dans les coulisses, c’est juste énormissime. Pour moi, c’est une première et je suis juste ultra-content que Kevin m’ait proposé ça. C’est top !

Le public va-t-il avoir l'honneur de vous voir sur la piste ?

(Rires). Euh … oui ! Mais pas au même endroit que les autres car je suis loin d’avoir le même niveau. C’est la première fois que je fais du ski. Donc, je veux juste sentir la glisse, en étant vraiment tranquille car je suis obligé d’être très prudent. Mais je veux, au moins, profiter du décor et de me faire plaisir.

Avec Kevin Rolland, médaillé de bronze aux JO d'hiver, vous avez quand même un professeur d'exception...

(Rires). J’ai déjà eu des cours particuliers avec son coach (Greg Guenet). Donc, c’est déjà pas mal. Mais samedi, Kevin m’en a donné deux ou trois rapidement. C’était cool ! La bonne chose, c’est que dans deux ou trois mois, on change de décor. Normalement, c’est lui qui devrait prendre la perche et sauter. En tout cas, c’est vraiment top d’être ici et d’assister à cet évènement dans cette intimité.

« Kevin et moi, on est dans le même délire »

Comment êtes-vous devenu ami avec Kevin Rolland ?

Pendant le tournage de son film, « Destination Sotchi », il a voulu me rencontrer, ce qu’on a fait lors du meeting de Monaco l’été dernier. Il a assisté à la compétition et après, on a pas mal échangé car il voulait savoir comment aborder ses premiers Jeux Olympiques. JO d’hiver et JO d’été ont la même préparation au niveau psychologique. A partir de ce moment-là, on est resté en contact et on prenait chacun des nouvelles. Cet hiver, on a suivi la saison de l’autre. Et le « Shred It » est le moyen de partager un moment un peu plus intime. Je pense qu’on est dans le même délire au niveau de notre quotidien. On en veut toujours plus et on ne veut jamais s’arrêter. Ça permet de créer des petits liens qui sont très sympas.

Pensez-vous que le ski freestyle et le saut à la perche se ressemblent sur certains points ?

Personnellement, je ne maîtrise pas assez pour pouvoir comparer. Mais j’en parlais avec Greg Guenet (entraîneur du freestyle français, ndlr) et on comparait le freestyle et le saut à la perche. Et dans les deux disciplines, plus on a de vitesse et plus on est capable de sauter haut. A partir de là, c’est un peu les mêmes recherches et le même but. Mais il y en a une, c’est de la glisse et l’autre, c’est de la course.

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Propos receuillis par Alexandre Mispelon