RMC Sport

Lavillenie tombe de son perchoir

Renaud Lavillenie

Renaud Lavillenie - -

Invaincu il y a encore deux semaines, Renaud Lavillenie a connu sa deuxième défaite consécutive samedi à Szczecin (Pologne), sans passer la moindre barre. Une baisse de régime qui tombe mal à deux semaines des JO de Londres.

Encore intouchable il y a quelques semaines, Renaud Lavillenie connaît une baisse de régime. Battu au meeting de Crystal Palace, dans la banlieue de Londres le week-end dernier, le perchiste français est une nouvelle fois tombé samedi à Szczecin (Pologne). Pire encore, le double champion d’Europe a connu un zéro pointé, avec trois échecs à 5,62m. Le meilleur performeur mondial de l’année (5,97m) n’est donc pas imbattable. Le recordman de France, qui restait sur 11 victoires consécutives avant ces deux échecs, inquiète à deux semaines de son entrée olympique (qualifications le 08 août, finale le 10).

L’ombre d’un doute pour le champion tricolore ? « Le plus important sera Londres dans deux semaines, confie son entraîneur, Damien Inocencio, invité du Before London sur RMC. Il n’y a rien de bien grave. Renaud est en forme. Le doute ne risque pas de s’installer. Ça fait partie du saut à la perche. Ce n’est pas parce qu’on est favori qu’on va gagner. Le meilleur peut sortir en qualifications ». Mais ce double-revers est loin d’être idéal pour un Lavillenie qui s’est souvent pris les pieds dans le tapis lors des « grandes compétitions ».

« Lavillenie, revanchard face à l’échec »

Troisième aux Mondiaux de Berlin en 2009 quelques mois après avoir battu le record de France (6,01m), puis à Daegu en 2011, il pourrait voir ses cauchemars refaire surface pour sa première participation Jeux Olympiques. « Renaud est quelqu’un de revanchard face à l’échec. Il arrive avec une grosse envie aux JO car ça fait 4 ans qu’il y pense, souligne Damien Inocencio. Ça fait 4 ans qu’il s’entraîne pour ça. Il y a eu quelques maladresses sur les deux compétitions. On va faire une ou deux séances avec des barres et c'est tout. On va rester dans le cadre qu’on avait mis en place ».

Malgré ce zéro, son premier depuis celui au meeting de New York en juin 2011, Lavillenie garde une marge plus que confortable sur ces adversaires. Sur les dix meilleures performances mondiales de l’année 2012, six sont à mettre à l’actif du perchiste français. Excepté son duel de haute volée face à l’Allemand Björn Otto aux championnats d’Europe d’Helsinki, où il avait décroché la MPM à 5,97m, le Clermontois n’a jamais été poussé dans ses retranchements. « Ça fait 4 ans qu’il fait les plus grands championnats pour les JO, ajoute son entraîneur. Il a été sur les podiums de 7 de ces 8 grands championnats. C’est quelqu’un qui sait s’exprimer le jour J ». Confirmation dans deux semaines à Londres ?

Alexandre Mispelon