RMC Sport

Lemaitre s’est préparé « à la savoyarde »

Christophe Lemaitre

Christophe Lemaitre - -

Pour être prêt ce soir en finale du 200m (21h55), le sprinteur français a dû récupérer de ses efforts fournis hier en demie. Contrairement à beaucoup d’athlètes adeptes des nouvelles techniques, Christophe Lemaitre fait dans le naturel.

Après sa demi-finale en 20’’03 qui lui a permis de sa qualifier pour le grand show de ce soir, Christophe Lemaitre a filé au village olympique. Là-bas, il a été pris en main par un kiné de l’équipe de France qui lui a massé les jambes jusqu’aux hanches. Objectif : réguler le système de drainage des muscles. Une méthode classique qu’affectionne le coureur. A l’inverse, Myriam Soumaré a plongé, après sa 7e place en finale du 200m, dans un bain d’eau froide (7°-10°) pour récupérer en vue du relais 4x100m. D’autres pratiquent les stimulateurs électriques ou les bottes de presso-thérapie. « Christophe n’est pas adepte de beaucoup de choses », indique Jean-Michel Serra, médecin de la FFA.

Le doc a encouragé l’athlète à se réhydrater. De l’eau avec un peu de boisson sucrée et du sel. « Il faisait chaud et aujourd’hui, ce sera pareil, Christophe va beaucoup transpirer, il faut éviter qu’il perde trop de sels minéraux. » Côté nutrition, le médaillé de bronze aux derniers Mondiaux fait là encore dans le traditionnel. Féculents et protéines (viandes ou poissons), même si l’encadrement médical invite les sportifs à éviter les protéines le soir pour ne pas contrarier le sommeil. « Avec la jeune génération, ce n’est pas facile, et la diététique, c’e n’est pas le fort de Christophe, admet Serra. Heureusement, on a la chance de ne pas avoir à lui faire la guerre pour les hamburgers… »

Pas de Stilnox pour Lemaitre

A l’heure d’aller se coucher, le porte-drapeau du sprint tricolore ne fait pas non plus dans le compliqué. « Il est jeune, il peut se coucher tard, et récupérer d’autant qu’il est plutôt du genre gros dormeur », indique le doc. Pas de Stilnox ou tout autre somnifère prisé des sportifs pour l’Aixois. Ni des méthodes douces, du type massage crânien, plantes (valériane, aubépine), ou homéopathie. « Christophe fait dans le naturel, resume Serra, c’est la méthode savoyarde, avec son coach (Pierre Carraz), le sport à l’ancienne, comme on aime le voir. » 

Louis Chenaille